30.12.2008

Educa On-line 2008: point de bascule pas atteint !

educa logo.gifEn début de mois se tenait à Berlin la 14ème conférence Internationale "Online Educa Berlin". J'y intervenais en 20 minutes pour présenter et représenter les Explorateurs du Web, quelques-uns de nos projets en cours lors d'une conférence pleinière avec 2 autres intervenants et un animateur de session.
Un peu déçu par :

  • la salle, immense et traditionnelle, elle conditionne l'attitude du public vers la passivité et ce d'autant plus que nous étions sur une estrade à 5 bons mètres du premier rang ...   par ailleurs, il y avait à peu près 70/80 personnes dans une salle qui peut en contenir 1000 : terrible impression de vide accentuée par le manque de questions des présents !! Bref je me suis sentit moins "connecté" aux autres dans cette grande salle amorphe que seul chez moi sur twitter et skype!!
  • le manque de cohérence dans les 3 sujets abordés malgré le thème supposé nous rassembler : "Web 2.0 in the workplace learning"

Voici le support visuel que j'ai utilisé:

A part cela comme pour l'édition 2007 , beaucoup de participants (2100) venant de 91 pays et de très nombreux conférences, workshops, ateliers et stands.
426 orateurs de 44 pays, 116 stands de 25 pays montrant les derniers produits et services en matière de e-learning.
Parmi les sujets abordés:
* How universities, schools and training departments are teaching Generation Y
* The power of storytelling and other narrative approaches in the design of online learning
* Sustainability of Open Education Resources
* Communities and their impact on learning facilitated by Web 2.0 applications
* Developments in game-based approaches and mobile technologies
* Identity Management and issues related to self-branding
* Cultural Diversity and the creation of communities of choice

Quelques notes prises et échanges au fil des 2 journées:

Jay Cross (inventeur du mot "e-learning" et auteur de l'ouvrage "Informal Learning"): 
"I can foresee training departements beeing eliminated almost entirely"
Nous avons pas mal échangé avec Jay ce qui m'a permit de l'intitier à TokBox, outil  (live video calling) qui répondait pil poil à ses besoins.
Notre constat commun:  La grande majorité (90%-95% ?) des personnes présentes (intervenants, organisateurs, participants, exposants) sont encore impreignés dans leurs contextes et comportements par " l'ancienne culture " du 20ème siècle...

Michaël Wesch : Professeur d'anthropologie à la Kansas State University, il était l'une sinon la "star" des 2 journées. Auteur de la géniale vidéo "The Web is us", il a fasciné le public avec des anecdotes sur les tribus de Papouasie Nouvelle Guinée avec lequelles il passe 1 à 2 mois par an. Il étudie en particulier l'impact de nouveaux médias (l'écriture en l'occurence) sur l'organisation des ces tribus, les rapports entre individus, les innovations...  le parallèle avec l'introduction du Web 2.0 au sens large dans nos sociétés est rendu encore plus évident.
Je ne résiste pas au plaisir de reprendre cette exceptionelle vidéo ici. La fin de celle-ci résume on ne peut mieux ce qui est devant nous et qui reste à accomplir ...

J'ai pu lors d'une deuxième session à taille humaine discuter avec Michael. Son humilité, sa simplicité et son humour sont les premiers traits qui émanent de sa personnalité puis vient la pertinence de sa vision. Il vient dailleurs de recevoir le "US Professor of the Year" Award.
Quand je lui ai demandé ce qui avait changé dans sa façon d'enseigner sa réponse :  "I became a professional learner thanks to my students".

Pour lui on est en train d'ajouter à  l"UGC": User Generated Content, des UGF, UGO, UGD, UGC, UGR ... avec F = Filtering, O= Organization, D= Distribution, C= Commentary, R= Ratings.
133 millions de blogs, c'est tout simplement 133 millions de plus qu'en 2003 !  (5 ans seulement)
Si vous souhaitez voir d'autres vidéos de Michaël voici son site "Digital Ethnography" ... elles valent le détour !

Autres points marquants :

  • Il y a 3 principaux challenges pour ce qui relève de l'implémentation de projets innovants:
    1) Le manque de connaissances
    2) La réticence des personnes à adopter la nouveauté
    3) Le manque de compétences pour implémenter
  • Au sénégal, 40% des ressources du pays sont consacrées à la formation et l'éducation.

  • "Teaching has not changed, learning has", "Learning is sharing, learning is creating meaningful connections", "How can we create students who can create meaningful connections ?  :  the question is the solution "  (M Wesch)
  • Enfin trois citations de Marshall McLuhan : marshall mcluhan.jpg
    "We shape our tools and afterwards our tools shape us."
    "Where the whole man is involved there is no work. Work begins with the division of labor."
    "Seuls les plus petits secrets ont besoin d'être protégés. Les plus gros sont gardés par l'incrédulité publique."

En conclusion une impression globale et partagée avec quelques autres que le point de bascule vers de nouvelles formes de formation/enseignement/e-learning/attitudes/projets n'est pas encore vraiment pour tout de suite .... mais cela progresse !!
J'ai notamment assisté à une conférence au sein de laquelle chaque personne connectée sur le web et présente dans la salle pouvait interagir et voir ses commentaires, questions, remarques affichés "Live" sur un grand écran. Les conférenciers et l'animateur prenant à tout moment en compte ce qui remontait de la salle...

 

05.09.2008

Flowgram

Ce matin j'ai découvert "Flowgram", un outil assez génial pour assembler et créer du contenu (page web, commentaires audio ou écrits, photos, vidéos, ppt), pour créer du sens et pour partager (mail, intégration wiki/blog/réseau sociaux sous forme de widget ou même de video...)
Un outil très utile en matière de communication et de formation.
Ce qui frappe c'est à la fois la simplicité et la facilité à faire tout ceci ... et la gratuité ... Je me demande quel est leur modèle économique ...? probablement une rémunération mixte venant de Google (utilisation de Youtube), de Microsoft (ppt) et de Facebook et Yahoo (FlickR) ...??? 

Voici 2 exemples de flowgram. (Tout est cliquable à l'intérieur mais vous sortez alors du flowgram):

 

 

21.04.2008

Pourquoi développer la formation informelle ?

Voici la suite du premier post sur "l'apprenance" (aussi paru ici):

Pourquoi développer la formation informelle ?

Les nouveautés technologiques se succèdent à un rythme toujours plus rapide. De nouveaux usages apparaissent. Notre capacité à apprendre est mise à rude épreuve.

La Formation tout au long de la Vie », qui résonnait encore il y a quelques années comme un slogan, est en passe de devenir une réalité pour beaucoup d’entre nous, et sous des modalités différentes peut-être de celles attendues...

Notre capacité à apprendre est mise à rude épreuve…

Lorsque la radio est apparue, il a fallut 38 ans pour atteindre 50 millions d’usagers, avec la « bonne vieille » télévision les 50 millions ont été atteints en 13 ans, pour l’ordinateur personnel (le PC) le même nombre a été atteint en 4 ans. Pour le téléphone portable, Google, Facebook et le Web 2.0 les rythmes d’adoption sont plutôt de l’ordre de l’année…

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Et très certainement, en 2008 nous serons confrontés à des innovations toujours plus nombreuses qui viendront challenger notre capacité à modifier nos pratiques, à découvrir de nouveaux outils, à apprendre plus, plus souvent et plus vite.

Si notre capacité à apprendre est mise à rude épreuve, nos modèles de formation formelle, paraissent en regard dépassés, voire désuets, pour relever le challenge d’apprendre plus, plus souvent, plus vite et à tout âge.

Nous l’avons vu la formation formelle, dans notre post prédédent, la formation formelle trouve sa justification sur une transmission de savoirs de base en masse, sur un mode passif. Cette approche rigide par définition ne nous incitait pas à apprendre par nous-mêmes, à découvrir, à expérimenter !


Vers un modèle plus riche et plus actif

Au delà de la motivation pour appréhender des connaissances sur des modes de plus en plus informels, il nous faut être actifs, être acteurs.

C’est donc avec un modèle beaucoup plus riche et souple à la fois que nous pourrons faire face aux nouveaux challenges qui nous font face.

Ce modèle doit privilégier l’expérimentation, le fait « d’apprendre en faisant » (action learning), le e-learning, le mobile-learning, le micro-learning, le social learning, la formation informelle… en résumé les dispositifs multiples et les occasions d’apprendre.

L’accélération des évolutions technologiques et sociologiques associées nous placent dans une connaissance à la fois dynamique et pratique.

Le challenge de l’ « Alphanétisation » est conséquent. Encore un néologisme ! celui-ci traduit le fait qu’une partie importante de la population, les « analphanets » se retrouvent incapables d’une part de s’exprimer et d’apprendre en toute autonomie avec les nouveaux outils et d’autre part de comprendre les enjeux et les implications professionnelles et personnelles des évolutions technologiques et sociologiques.

Aujourd’hui, il apparaît que les institutions de la formation conçues pour la transmission de connaissances statiques en mode passif sont dépassées !

Il nous faut passer désormais à l’apprenance

Il faut passer à une approche centrée sur l’apprenant, active, informelle, évolutive, pratique. De la formation, il faut passer à l’Apprenance. Je résumerai ce concept en le comparant à l’apprentissage. Si l’apprentissage c’est l’acquisition de savoir-faire, l’Apprenance c’est :

• une démarche individuelle : une attitude, un comportement individuel par rapport au savoir qui va favoriser l’acte d’apprendre. Cette attitude est celle de l’anticipation, de l’ouverture, de l’humilité et de la motivation qui va permettre de s’adapter aux évolutions incessantes de notre environnement (technologies, globalisation).

• Une démarche collective : portée par le contexte social, environnemental et culturel qui favorise ou non le fait d’apprendre en continu de manière informelle et expérimentale, individuellement mais aussi et surtout à plusieurs et en communautés.

Freins et opportunités pour développer l’apprenance

Si l’apprenance est nécessaire pour aujourd’hui et demain, les institutions de la formation, notre héritage culturel d’hier, représentent de plus en un frein dans nos sociétés occidentales, en particulier latines.

Il n’en est pas de même partout dans le monde. Comme avec le téléphone, certains pays émergents sont passés directement au sans fil car ils n’avaient pas les infrastructures filaires. Ces mêmes pays passent à l’apprenance rapidement car ils sont moins gênés par l’inertie de leurs institutions en place et par une culture de la passivité, de la prise en charge et de la déresponsabilisation.

3a3d2cea0bbdbacd9407133361386960.jpgEn reprenant la métaphore initiale, il faut, aujourd’hui, le plus vite possible favoriser l’usage des vélos en complément des bus. Il faut être capable d’enfourcher son vélo et de partir sur les chemins de l’apprenance. Encore faut-il entreprendre cette démarche à plusieurs pour disposer d’un phénomène d’entraînement.

A ce titre, les nouvelles facilités technologiques vont accélerer cette transition vers l’apprenance : e-learning, micro-learning, m-learning, social learning, action-learning et bientôt le virtual learning (apprendre en 3D dans les mondes virtuels), en multipliant les modalités, les temps et les contextes où tous nous pouvons apprendre, souvent les uns des autres.

Il faut le reconnaître, nous avons désormais à apprendre l’apprenance.

 

09.04.2008

La formation est dépassée ! elle n'est plus suffisante

Voici un post publié initialement sur le site In Principo et que je reprends ici car le sujet traité, "l'apprenance", est fondamental. (Merci Olivier pour ta contribution à ce post)
Qu'en pensez-vous ?   

Pourquoi la formation formelle n’est-elle plus suffisante ?
Lorsque nous parlons de formation ou pensons à une "formation", nous sous-entendons pour la plupart, qu’il s’agit de formation formelle, c’est-à-dire d’une formation avec un cadre bien défini, des objectifs pédagogiques, un formateur, professeur ou maître, un cursus, un dispositif pour évaluer, un calendrier, un diplôme ou un certificat.

La formation en mode formel est-elle la voie unique, la plus pertinente et la plus efficace pour les individus et les organisations d’aujourd’hui ?

eeb2cc0b18e5c5a46b427516fa3561da.jpgLes limites de la formation formelle
Pour filer une métaphore, se former c’est prendre un car : il y a un point de rendez-vous, un horaire de départ, un chauffeur et un guide, une destination avec quelques arrêts prédéfinis pour se dégourdir et puis des passagers qui avancent tous ensemble et arrivent à la même heure au même endroit. La seule différence au cours de ce voyage est que certains auront profité ou subit plus que d’autres le paysage et les informations données (ou les connaissances transférées) par le guide.

Qu’il s’agisse de formations scolaires, universitaires ou professionnelles, nous sommes tous passés par ces institutions dans lesquelles le modèle est celui de la salle de classe avec un « sachant » qui « transfère ses connaissances » à des « appris». Ce néologisme est tiré du terme anglais « learned » qui est souvent traduit par « apprenant », participe présent actif. Dans le cadre d’un processus formel, il serait plus exact de dire « appris » sens passif du terme.

En effet, l’interactivité est en général assez limitée dans la mesure où tout est organisé autour des contraintes temporelles, spatiales et humaines : la salle, les objectifs et l’agenda, le professeur/formateur, le nombre de participants, les évaluations…

Il ne s’agit pas ici de dénigrer le modèle qui a façonné notre enfance et au-delà tout le 19ème et 20ème siècle en matière de formation et d’éducation. Il a été très utile pour former en masse et relativement efficacement aux bases de l’écriture, de la lecture, au calcul puis aux matières générales et professionnelles comme la comptabilité ou les langues. Il ne s’agit pas non plus de dénigrer cette formation formelle dans la mesure ou elle a toute son utilité pour des groupes d’apprenants de niveau homogène qui débutent avec une matière.

Nous avons tous eu le sentiment de perdre notre temps à écouter passivement un professeur Je dis relativement efficacement car ce système ne convient pas à tous et aussi et surtout parce que le temps perdu et cumulé à chaque fois qu’il y a inadéquation entre les attentes et besoins et ce qui est proposé est considérable. Nous avons tous eu le sentiment de perdre notre temps à écouter8f5d88fdc78a063127861aa98e52569e.jpg passivement un professeur, sans pouvoir interagir, sans pouvoir crier notre incompréhension, sans pouvoir échanger …

Ainsi, la formation formelle correspond à une approche de masse sur des contenus établis, des bases.

La croissance de l’apprentissage informel
Mais de plus en plus, la complexité du monde, la rapidité de ses évolutions nous incitent à apprendre en permanence, de façon diffuse, non planifiée, au moment où nous en avons besoin, auprès de collègues ou d’amis, par imitation et/ou par l’action, seul ou en communauté, grâce à un coach ou un mentor, « sur le tas ».
Dans un monde plus complexe, où les évolutions s’accélèrent, cet apprentissage informel se doit désormais d’être considéré comme une forme d’intégration essentielle des connaissancesDans ces circonstances variées, nous parlons d’ailleurs plus volontiers d’apprendre que de former ou d’être formé. Les mots ont leur importance, ils traduisent ici un état assez caractéristique, celui de l’action, de la dynamique en un mot celui de la MOTIVATION.

Dans un monde plus complexe, où les évolutions s’accélèrent, cet apprentissage informel se doit désormais d’être considéré pleinement, il devient même une forme d’intégration essentielle des connaissances. Les nouvelles générations, celles du tout numérique, progressent principalement sur ce mode : elles apprennent par l’action, de façon plurielle et plus informelle.

Une nouvelle façon d’appréhender la formation : l’apprenance
Quand nous nous formons de façon informelle, nous n’y pensons pas c’est une activité « naturelle ». On ne pense pas aux notes ou à l’évaluation, on cherche tout simplement à comprendre, à résoudre un problème, à imiter ou à copier le mieux possible, à faire et à remplir notre tâche au mieux ou à satisfaire notre curiosité parce que tout cela revêt un sens pour nous. Nous pourrions formuler ou résumer les deux approches de la façon suivante : lorsque j’apprends c’est que je suis motivé, par contre lorsque je me forme ou que l’on me forme, la motivation n’est pas obligatoire, elle est secondaire et souvent artificielle.

Peut-on dès lors dire que l’on se forme de manière informelle ? La contradiction est apparente et n’est pas un hasard des mots. La forme touche au fond. Certains, partant de l’individu en recherche de connaissances et non du formateur préfèrent parler d’apprenance. L’apprenance n’est-elle pas finalement aujourd’hui le vrai sujet ?

A suivre…

02.12.2007

On-line Educa Berin

2df3250ad99ee585beb90ded57083fbf.gifCette semaine se tenait à Berlin la 13ème conférence Internationale on "Technology Supported Learning & Training" plus connue sous le nom de "Online Educa Berlin". Cet évennement est devenu au fil des années le "MUST" en matière de e-learning... et pour ma première visite je n'ai pas été déçu.
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Quelques faits et chiffres:

- Plus de 2000 participants et près de 3000 en comptant toutes les personnes ayant organisé
- 95 pays représentés (de l'Inde à la Corée en passant par le Nigéria et l'Argentine..)
- 121 exposants de 27 pays

- 300 conférences et présentations sur 2 jours auxquelles il faut ajouter une journée de pré-conférence de 17 séminaires et workshops
- Une grande diversité d'acteurs: entreprises fournisseurs du secteur, entreprises clientes, Universités et écoles, chercheurs, gouvernements et services publics
- 45 français (avec relativement peu d'entreprises présentes:  Air France, L'Oréal, Crédit Agricole, Sanofi ... pas plus d'une dizaine)

Quelques moments forts en vrac lors des conférences auxquelles j'ai assisté:
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- Knowledge based economy: "it's all about innovation, about investing in people"

- L'exeptionnel témoignage et expérience de Sugata Mitra (photo ci-contre) : "The Hole in the Wall"
 avec cette conclusion: "Can we help them (les enfants) to help themselves"
- No more teacher/classroom system. Individualisation, Interactivité, "Learning in groups"
- "Convinience drives experience"
- Self-managed learning
- 50 to 75% of change efforts fail, failure rates are higher when Information System is involved
- Google is The Informal Learning tool
- "Systems of assessment which fail to support learning are the biggest barrier to innovation"
- "80% of learning is done thru Informal Learning"
- "PLE : Personnal Learning Environment"
- "Less learning, more often"

Il y avait aussi la présence de Jay Cross inventeur du terme e-Learning et farouche défenseur du "Informal Learning".
Andrew Keen (auteur du livre "The cult of the Amateur") a réussi par son discours aggressif, notamment à l'égard du web2.0 (wikipédia, les blogs, ...) à se mettre à dos une grande partie de l'assemblée... il semble regretter le bon vieux temps du 1.0 !!!  Mais à son sujet tout a déjà été dit ici par exemple.

Heureusement des conférenciers brillants (anglo-saxons pour la plupart) ont, non sans humour, proposé une analyse et une vision du futur du "learning" très dérangeante pour les acteurs en place.
Je vous recommande en particulier:
 Graham Attwell's blog

Lars Hyland

Donald Clark's blog

 
Seul petit reproche à la conférence :  le web 2.0 ou plutôt le e-Learning 2.0 était bien présent en tant que concept, mais la conférence dans son ensemble était encore au format "1.0". Peut-être l'année prochaine prendra-t-elle une forme plus participative, plus informelle en s'inspirant des ExplorCamps ?

03.02.2007

Envie de créer ?

Jean Lepeltier a eu la bonne idée de mettre sur son site ENVOLCREATOR des contenus "e-Learning" en accès libre. Au programme vous pouvez dès à présent consulter les sujets suivants:

medium_crea1site_1.JPGLa créativité de A à Z

Se mettre en situation de créer

Construire sa vision personnelle

Naviguer dans le monde des idées

 

Les messages passés dans ces modules sont et seront de plus en plus d'actualité au fur et à mesure que nous entrons dans la société de la connaissance, desmedium_temps_modernes_chaplin_chane.jpg savoirs et de la créativité et que nous quittons les "Temps Modernes" du 20ème siècle. Merci Jean de cette initiative et félicitations à toi et ton équipe pour la qualité de ce que vous partagez !

 

09.12.2006

Google Trends, blog, wiki

Connaissez-vous "Google Trends" ? 
En 2 mots : cet outil permet l'analyse et la comparaison de tendances par pays et par année ou par mois et ce depuis janvier 2004. Les tendances en question sont le résultat de la recherche de mots clefs sur Google par les internautes et sont traduites sous forme d'un graphique. Un deuxième graphique sous les mots cléfs permet de visualiser la fréquence d'apparition du mot dans les news de Google.

Mais le mieux c'est d'y aller et de jouer vous même.
Au départ on s'amuse: Zidane et son coup de boule ? très visible !   Sarkozy / Royal ?  attention avec Royal car il y a Royal Family ! mieux vaut donc aussi utiliser les prénoms en plus des noms...Tsunami ? le graphique obtenu est en forme de tsunami ! Israël/Liban permet de se rappeler qu'il y a eu une guerre cet été. On peut aussi faire des comparaisons iconoclastes du type Zidane/Israël pour s'apercevoir que le coup de boule a généré 5 fois plus de recherches que le mot Israel (au moment du coup de boule) ou alors Tsunami/Zidane match gagné par Tsunami avec 2 fois plus de recherches. Mais cela n'est que de l'analyse du passé.... On se dit qu'il peut être intéressant de voir ou de confirmer si des mèmes (tendances) sont en train de mourir ou si ils sont naissants ou en pleine progression... Premier exemple: "Blog". En la matière la comparaison d'un épiphénomène (ex Zidane) et d'une tendance lourde et de fond permet de mieux situer la tendance de fond en question:

medium_blog_zidane.png

Le graphique confirme bien la progression ininterrompue du phénomène Blog.
Aussi la comparaison Blog/Wiki (le wiki est un outil collaboratif dont l'application la plus connue est wikipédia) est très riche d'enseignements quand on compare au niveau des pays.

medium_blog_wiki.png


Au global la courbe Wiki est plutôt exponentielle : parti plus tard que le Blog, le phénomène Wiki est sur le point de dépasser celui du Blog. C'est en fait déjà le cas aux Etats-Unis, au UK en Allemagne  ou en Corée du Sud alors qu'en France le Wiki est à peine en train de décoller et à moins d'une très forte accélération en 2007 on peut prévoir que 2008 devrait être l'année ou le Wiki dépasse le Blog en France (2 ans après les US !!! une éternité !!) Une preuve que l'on n'aime pas collaborer et partager en France et que l'on préfère le nombrilisme et l'égocentrisme des blogs ??

Dernier graphique : 3 concepts en train de mourir lentement ?!: Network Computer, e-learning, knowledge management, un en pleine croissance: Web 2.0 et un en train de naître : Web 3.0 ! (un peu prématuré tout de même !)

medium_elearning_km_network_comp_web_2.0.png




Et pour finir une déception et un espoir à la fois: "Intelligence Collective" tout comme "Collective Intelligence" sont des signaux trop faibles pour apparaître. Les politiques, au moins en France, s'en sont pourtant emparés !! Peut-être en 2007 ?
Google trends est donc un outil qui à mon avis au delà de l'analyse du passé aide à pressentir par comparaisons successives et pertinentes les tendances à venir. Votre avis ?

05.12.2006

Favorisons l'informel !

Voici la classification des modes d"apprentissages, on parle de plus en plus "d'apprenance", selon Philippe Carré.

Apprendre sur un mode

Intentionnel

Non - Intentionnel

Dirigé

Autodirigé

Dirigé

Formel

Cours du soir

Centre de ressources

Stage obligatoire

Informel

Echanges de savoirs, communautés de pratiques, wikis, blogs

Autodidaxie, livres, internet, blogs

Formation sur le tas, compagnonnage

 






(La colonne Non-intentionnel/ autodirigé n'a pas lieu d'être puisque l'autodirection présuppose l'intention.)

La distinction fondamentale est dans la frontière Formel / Informel plus que dans les colones de ce tableau.

L'inventeur du concept "e-learning", Jay Cross, vient de publier un ouvrage à ce sujet:" Informal Learning: Rediscovering the naturel pathways that inspire innovation and performance".
Voici aussi des videos (en anglais) qui présentent le sujet.
Les entreprises et les universités devraient mettre à l'ordre du jour ces formations informelles lorsque l'on sait que 80% des dépenses sont faites pour concevoir des formations formelles et que nous apprenons essentiellement (80%) de façon informelle !

27.11.2006

Une formation qui allie e-learning et intelligence collective

medium_master_ic_elearning.JPGVoici le site d'une formation qui mérite le détour et dont on devrait s'arracher sous peu les diplomés.
Elle est proposée par l'Université Paul Valery de Montpellier sous la forme d'un Master Pro I en "conception médiatique options e-learning et intelligence collective".
L'idée de réunir ces deux domaines est très pertinente à double titre. En effet la dimension collective et collaborative se retrouve à la fois dans l'animation d'équipes créatives et multidisciplinaires mais aussi dans les modules, sites, objets médiatiques crées par les équipes et qui proposeront aux utilisateurs d'interagir et de collaborer.
En bonus cette formation est depuis cette année disponible ... à distance. Ne manquez pas le site internet si la formation dispensée est à son image, j'envie les futurs étudiants !!