17/02/2008
Les Explorateurs du Web chez les Netxplorateurs
Jeudi et vendredi dernier le Sénat accueillait la première édition du Forum "Netxplorateurs".
Deux journées particulièrement riches à la croisée de 3 mondes, celui de l'Innovation, de l'Economique et de la Société civile et politique.
Le forum entend s'inscrire dans la durée avec une ambition forte : devenir à terme une sorte de Davos du Numérique.
Nous étions quelques Explorateurs du Web présents grâce à l'opiniâtreté de l'un d'entre nous (merci Sébastien !) mais quoi de plus naturel, Explorateurs du Web et Netxplorateurs sommes cousins germains et très complémentaires.
Voir ici quelques photos. Non non Jean-Pierre Raffarin n'est pas encore Explorateur du Web ! il a simplement prononcé un petit discours préalable à la remise des prix.
Beaucoup de moments et termes forts ont ponctués ces journées et certains ont retenu mon attention:
- Le témoignage de Mitchell BAKER, présidente de Mozilla (navigateur Firefox), a montré toute la force et l'efficacité du modèle Open Source en matière de création de software. J'y ai appris beaucoup sur
1) Le modèle d'organisation et de décision
Ce n'est pas une démocratie, il n'y a pas de concensus pour autant mais tout est inversé par rapport à une entreprise traditionnelle: la présidente intervient le moins possible (principe de subsidiarité) et chaque décideur, détenteur d'un bout de code du logiciel, est jugé par les personnes qui contribuent à l'amélioration du logiciel.
2) Le modèle économique
Les 150 salariés sont rémunérés en grande partie grâce au moteur de recherche qui se trouve en haut à droite de la fenêtre Firefox (principalement google). Donc si comme moi vous utilisez cette mini-fenêtre plutôt que la page d'accueil de Google vous contribuerez au 70M€ que Google (et d'autres) reverse tous les ans à Mozilla.
3) Le modèle de cohérence et de sens
Tout est basé sur la motivation des bénévoles (et des salariés) et le sentiment d'être UTILE à la société et de faire quelque chose qui doit être fait parce que c'est le sens de l'histoire.
- Le "Desktop Factory" de Cathy LEWIS ou comment imprimer des objets en 3D pour 5000$ (moins de 1000$ en 2012). Encore de la désintermédiation ! on est dans l'UGC (User Generated Content) pour la matière et non plus seulement pour le virtuel.
- Rafi Haladjan créateur du lapin
communiquant "Nabastag" nous a exposé, non sans humour, la stratégie de sa société (VIOLET) :
1 ère étape : connecter les lapins
2 ème étape: connecter tout le reste !!!
Hé oui, le monde des objets connectés c'est pour maintenant, notamment avec les puces RFID... il y a 100 000 milliards d'objets à connecter. L'Asie a commencé sans attendre (300 millions de cartes d'identités en Chine, permier marché au monde avec 2 milliards de $ sur un marché total de 5 mds en 2007).
Nous allons de plus en plus entendre parler de "USN" : Ubiquitous Sensor Network. En la matière il semble que ce soit la Corée qui ait un temps d'avance avec une ville nouvelle de 50 km2: Songdo, la ville de l'Ubiquité.
- L'intervention de Bernard Charles, pdg de Dassault Systèmes, qui tournait autour du 3D en tant que média a impressionné l'assistance. 3D, média pour apprendre, découvrir, innover et expérimenter. En la matière Bernard Charles plaide pour une révolution dans les modèles d'enseignements, il anticipe une capitalisation du savoir dans les mondes virtuels et s'interroge sur la necéssité d'inventer de nouveaux modèles économiques tout en insistant sur la protection du savoir virtuel et le besoin d'accompagner le changement.
22:35 Publié dans Conférence, Tendances, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : 3D, learning




