21/10/2010

Comment j'ai liquidé le siècle ....

Flore Vasseur Copmment j'ai liquidé.jpgC'est le titre du roman de  ... Flore Vasseur
Excellent et passionant roman !!

Voici un passage savoureux et fort qui vous donnera le ton caustique du livre.

"... Mais comment former mille gus à la déontologie, cette matière molle, en un temps record et sans toucher à leur productivité ? Mouton et la flopée d'énarques qui l'entourait n'hésitèrent pas longtemps: Le Crédit Général déboursa une fortune pour un logiciel de ressources humaines révolutionnaire: une formation en ligne. Pendant une semaine, nous fûmes d'astreinte à l'heure du déjeuner. La banque faisait livrer à nos postes des sushis qui puaien t l'ammoniaque. Les mains dégoulinantes de wasabi, nous suivîmes les instructions crachées par nos écrans tout en lisant l'Equipe. Chaque session de 45' bloquait la navigation sur nos postes. Elle se terminait par un petit test auquel nous répondions au hasardpar quelques clics de souris.Le vendredi, pendant la dernière session, Bloomberg TV avait tiré le signal d'alarme: à Londres, le cuivre s'effondrait. Nos ordinateurs ploqués par le logiciel de formation, nous étions privés d'accès à nos bases de données. Nous avions regardé le cours dégringoler, impuissants et en rage. Quand la formation s'était arrêtée, chacun de nous avait imprimé le diplôme en ligne qui cloturait cette vaste fumisterie. Nous les avions collés au mur avec du scotch pour mieux comparer nos scores. Le plus nul reçut le Tarviel d'Or. "

Sinon pour plus d'informations regardez cet excellent interview de Flore :


Itw Flore Vasseur - Comment j'ai liquidé le siècle
envoyé par steffaw. - L'actualité du moment en vidéo.

08/07/2010

Surgissement d'un nouveau monde

Après avoir écouté Marc Luyckx Ghisi, n'avez-vous pas envie de lire son livre ?

11/06/2010

Le monde s'en va-t-en guerre (ne sait quand reviendra)

505034468.jpgCe qui est marquant dans l'excellent livre de Philippe Dessertine ce n'est pas l'analyse brillante, lucide et libre qu'il nous propose mais beaucoup plus les conclusions auxquelles il arrive vers la fin du livre ainsi que le ton du livre beaucoup plus direct et moins "diplomate" que les interventions que l'on peut voir de lui (cf vidéos france Info par9782843375392.gif exemple). C'est pour cela qu'il faut lire ce livre ainsi que son précédent aussi : "Ceci n'est pas une crise, juste la fin d'un monde"

Mais qui est Philippe Dessertine ? On apprend sur wikipédia que Philippe Dessertine est dans "l'establishment", directeur de l'Institut des Hautes Finances et membre de la commission sur le grand emprunt Rocard/Juppé.
Au delà de ces quelques infos de wikipédia voici une vidéo de lui qui présente le livre... mais qui ne met pas du tout en avant son coté subversif et révolutionnaire:

 

Urgences, évolutions de fond:

1) stopper la spirale de la dette venant des US

2) imposer plus de transparence à la Chine

3) se plonger dans le numérique

Voici quelques passages détonnants je trouve au delà des banalités traditionnelles et qui amènent beaucoup de questions :

A propos de la mondialisation:

" La mondialisation est l'élévation concrète, pièce par pièce, du niveau de vie des populations occidentales dans leur totalité. Cette vérité peut être assénée de la sorte: la totalité des peuples dominants a profité de l'exploitation des esclaves de ces pays émergents présentés aujourd'hui comme une menace diffuse - soyons positifs : des esclaves affranchis. La mondialisation a débuté dès la fin des colonies, avec la perspective d'une libération progressive. Mais le plus tard possible. Il se trouve que le terme est arrivé."
"L'illusion doit être dissipée. La mondialisation est le redécoupage d'un gâteau, un peu plus grand, mais pas beaucoup. En clair, une telle approche suppose le transfert d'une zone à l'autre. Pour que les pauvres deviennent plus riches, il faut que les riches (nous) deviennent (un peu) plus pauvres."
"Oui les usines sont créées dans des zones de très, très haute pauvreté. Voilà la vérité. Et les gens démunis qui seront embauchés seront payés à des salaires ridicules, mais à l'arrivée, ils seront un tout petit peu plus riches qu'auparavant. Et ce tout petit peu signifie beaucoup les concernant, figurez-vous."

A propos du capitalisme, de la confiance, de la démocratie:

"Au fond, ce que redoute par dessus tout le financeur, c'est la surprise. Même bonne, car elle est symétrique de l'autre situation, la mauvaise nouvelle imprévue, ou du moins non annoncée. Nous avons gagné plus qu'attendu, vous allez être content !  Pourquoi devrais-je être content ? Vous même ne l'aviez pas anticipé ? "
"La vérification est continuelle, le flux d'informations ne doit pas se ralentir, les données sont échangées aussi souvent que nécessaire, en privilégiant d'abord celles qui pourraient influencer les profits futurs, donc la valeur finale de l'investissement. Plus les informations sont précises, continues, fréquentes, plus les hypothèses peuvent être sans cesse comparées, revérifiées, affinées. Ainsi s'instaure la confiance. Il est passionant de constater combien la logique d'économie de marché est l'alliance d'une expression réductrice des rapports humains: la rentabilité, le gain espéré, froid, basique; en contrepoint d'un ingrédient majeur, inconstant, évanescnet, parfois très irrationnel d'apparence: la confiance."
" Oui le capitalisme a une parenté, parfois incestueuse, avec la démocratie, avec la liberté, en particulier avec la liberté d'informer. Pour autant ne nous laissons pas bercer par une illusion candide, mot d'ailleurs abhorré par tout businessman digne de ce nom. Les acteurs principaux n'ont pas pour mission de défendre le système en général. Il est souvent étrange de juxtaposer des termes ayant si peu de capillarité: "entreprise citoyenne", "capitalisme moral".
"il ne s'agit pas d'introduire de la générosité ou l'altruisme dans un univers qui est incapable d'intégrer pareille dimension dans son raisonnement."
Cette anecdote pour illustrer:
"Les conseillers de Roosevelt, effrayés de la réputation désastreuse de Kennedy, suggérèrent que le choix (d'un patron de la Securities & Exchange Commission - SEC) n'était pas pertinent. Roosevelt leur répondit: pour encadrer ce monde de pourris, j'ai pris le meilleur d'entre eux."
"La synthèse impossible consisterait à unir capitalisme et humanisme. Mais il s'agit là d'une utopie pas même souhaitable. Le mariage de la carpe et du lapin ne rendrait heureux ni l'une ni l'autre. L'illusion d'une morale partagée par tous, dans le monde des affaires, relève d'un idéalisme naïf."

A propos de la finance et de ses errements:

Quand l'argent est trop abondant en regard des projets, y compris dans une période de forte croissance, il finit par produire des opérations intriinsèques. On pratique des LBO en cascade, parce que les institutions n'aspirent qu'à prêter encore plus, afin d'augmenterle rendement de l'épargne qui leur est confiée. Le diagnostic est sans appel. La finance devient l'inverse de ce qu'elle devrait être: elle pompe le profit général provenant d'une création de richesse réelle, elle le maintient à l'intérieur de ses propres mécanismes, elle l'empêche de se rediriger vers l'activité et surtout vers les investissements internationaux. La finance ne peut compenser par sa logique les aberrations du système. Pire, elle aura tendance à les amplifier, à en ramifier les conséquences. Trop d'argent dans les rouages crée trop de bébéfices pour la finance. La réglementation des rémunérations n'a pas grand sens. Le seul point d'entrée est de limiter l'afflux de fonds."

Au sujet de la transparence:

"La recherche de la transparence a pour enjeu la paix. La non-transparence peut nous entraîner à la guerre, comme elle l'a fait dans les années 30."
"Le premier des acteurs devant se soumettre au principe de la transparence est bien le sommet du système : L'état"

Enfin et surtout un sujet tabou : "la décroissance"

"...nous prenons conscience de l'impasse de notre logique, qui deviendrait un terrible frein si toute la population humaine devait adopter notre mode de vie."
"Les américains sont contents, ils dévorent toujours plus, et s'ils s'arrêtent, s'il leur prend la sotte idée d'épargner, toute la planète commence à tousser. Poussons jusqu'à l'absurde: il faudrait que les riches cessent de travailler parce que le travail est une perte de temps en matière de consommation. Quand on travaille on ne dépense pas. Quel dommage ! On ne propose pas assez de débouchés au peuple des esclaves, en bas, dans la soute, qui vit mieux quand nous mangeons davatage. La mondialisation comme on la rêverait, celle que défendent dans un bel ensemble syndicats, patrons et politiques des pays développés: plus nous deviendront riches, plus nous aideront les pays pauvres, plus ils s'enrichiront."
"La toute première impasse provient de notre beau style de vie à l'occidentale. Paradis à toutes les heures et absurdité presque infinie: concentration des populations dans des cités gigantesques, transports incessants des masses laborieuses, engorgement quotidien de toutes les périphéries urbaines...utilisation de techniques intensives, chimiques ou mécaniques, maniées par quelques minoritaires..."
Il s'agit, ni plus ni moins, de toucher au dogme et de se mettre autour de la table et de ne pas s'écarter de cette idée: arrêter la croissance, fonctionner en marche arrière pendant un certain temps, regarder quelles en seraient les conséquences, ne pas les repousser, mais voir comment les gérer, au mieux.

"PROFITONS de l'urgence écologique, entendue par la population, profitons-en pour inventer le nouveau modèle, celui qui permettrait d'anticiper le déclin irrémédiable de la domination de l'Occident. Pensons à la vraie réduction du PIB, à une croissance négative durable, mais gérée, pour qu'en découle u autre modèle, plus extensible, plus universel, que pourraient s'approprier les générations futures de la planète entière."


Il y a beaucoup d'autres passages très forts dans ce livre brulôt .... alors n'attendez pas lisez le, faites vous votre opinion et tirez en les conséquences ...

19/07/2009

Lectures d'été

L'été est propice au repos et à la lecture alors voici quelques recommandations au cas ou vous ne sachiez que lire ...

Si vous voulez à la fois apprendre tout en vous faisant peur je vous conseille ces 3 "thrillers médicaux" d'Eric Nataf (sortis en livre de poche). C'est le genre de livre que je l'on lit en 2 ou 3 jours voire moins tellement c'est bien foutu !

1) Autobiographie d'un virus : brrr ! bien pire que le H1N1

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2) Le mal par le mal :  Pour en apprendre sur l'homéopathie

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3) Régime mortel :  à vous dégouter de l'industrie agro-alimentaire (en particulier des yaourts aux fruits) si ce n'est pas encore le cas !

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Sinon dans un tout autre genre, je vais me plonger dans "Life Incorporated" de Douglas Rushkoff qui vient de sortir aux US et qui me paraît très prometteur (pas encore traduit en français). Voici une vidéo de présentation par son auteur en attendant une petite synthèse ici même à la rentrée...

Life Inc. The Movie from Douglas Rushkoff on Vimeo.

 

 

01/03/2009

Dislocation et émergence: quelques réflexions

emergence.jpg1) Nous entrons dans la phase de dislocation de façon accélérée désormais. La seule certitude: A la fin de l'année le monde aura basculé dans l'incertain avec du semi-chaotique un peu partout.

2) La reconstruction passe en priorité par le maintien des réseaux de survie essentiels :  alimentation, électricité, eau, internet.. etc ..... mais aussi et surtout par l'émergence de réseaux de confiance basés sur des monnaies complémentaires et alternatives (dont une bonne partie basée sur le web et le téléphone portable)

3) Ceci n'est que le prélude à 10/20 années qui vont transformer l'humanité comme jamais auparavant. La seule comparaison/métaphore possible à mon avis c'est lorsque l'homme/singe est descendu de son arbre, s'est mis debout et a libéré son cerveau. La différence c'est que cette transition s'est produite en milliers d'années voire plus et celle que nous allons vivre va s'effectuer enevolution.jpg deux générations maximum. A ce sujet il faut lire le très drôle "Pourquoi j'ai mangé mon père" de Roy Lewis.

4) Dans le monde et en particulier en France, le système, l'inertie, les schémas mentaux sont tels que l'expérimentation, le "non-conventionnel" ne passeront qu'une fois que toutes les solutions traditionnelles qui ne remettent pas en cause les acteurs et ce même système auront été essayées.

5) Les solutions vont apparaître localement par la bas, interconnectées et en réseau via le web. Les institutions et pouvoirs actuels (entreprises, politiques, ...) ne pourront qu'essayer d'accompagner la transition avec le moins de dégâts possibles. Le seul point difficile sera pour elles de voir émerger des formes d'organisation qui vont accélérer leur propre dislocation. Plus ces institutions en fin de vie combattront ces nouvelles formes plus les dégâts seront grands. Une des grande question sera le rôle de la spiritualité et la mutation des religions et croyances.

30/01/2009

L'un des sujets qui doit et va être d'actualité avec la crise

Alors que les entreprises et les politiques commencent à peine à se pencher sérieusement sur le phénomène des sites sociaux et du "Web 2.0" et à en considérer et mesurer ses implications pour eux mêmes et leurs institutions il est un autre enjeu d'intérêt à la fois mondial et local qui reste encore très largement méconnu des décideurs et du grand public et qui pourtant devrait faire l'objet de toutes les attentions surtout en cette période de crise systémique naissante.
Cet enjeu est celui de la monnaie ... plus exactement de la transition d'un système économique à monnaie unique et rare vers un système économique et social à monnaies multiples et complémentaires.
Et oui ! difficile à avaler en Europe pour des décideurs qui ont tant oeuvré pour la mise en place d'une monnaie unique...
9782843771446FS.gifPourtant il suffit de lire l'indispensable et brillant livre de Bernard LIETAER et Margit KENNEDY "MONNAIES REGIONALES" (paru sautomne 2008) pour se rendre compte que cela est indispensable non seulement pour sortir plus vite de la crise de notre système mais aussi pour transcender ce système et transformer les rapports humains.

Le livre est très riche mais il se lit d'une traite tant on apprend à propos des monnaies, de leur histoire et des expérimentations en cours dans de nombreux pays (en particulier le Japon). Les auteurs abordent aussi bien le pourquoi il faut des monnaies complémentaires que le comment les mettre en oeuvre tout en ayant l'humilité de dire que beaucoup reste à inventer et que les cartes sont dans les mains de "ceux qui expérimentent avec de nouvelles idées, qui bousculent l'indifférence, les préjugés, les habitudes et les clichés, qui provoquent les changements nécessaires dans notre monde pour éliminer la misère et la détresse qui nous entourent".
Voici quelques passages que j'ai particulièrement retenu (il y en aurait beaucoup d'autres et le mieux est de vous procurer l'ouvrage !) :

- Sur la globalisation vue par Georges Soros :
" Le commerce international et les marchés financiers globaux ont fait la preuve de leur capacité à créer de la richesse, mais ils ne sont pas en mesure de satisfaire un certain nombre de besoins sociaux. Parmi ceux-ci, on trouve le maintien de la paix, la réduction de la pauvreté, la protection de l'environnement, l'amélioration des conditions de travail,ou le respect des droits de l'homme: ce que l'on appelle, en somme, le bien commun."

- Sur les besoins d'une gouvernance nouvelle pour le 21ème siècle d'après Pierre Calame :
"Les systèmes actuels ont tendance à extraire beaucoup d'information d'une communauté, mais il est rare que ces informations lui soient rendues. Il sera donc nécessaire d'encourager la collecte et la diffusion de l'information appropriée à chaque échelle de gouvernance, y compris le local et le régional. De même, les autorités publiques doivent accepter et encourager la production autonome d'information aux différents niveaux parce que cela deviendra de plus en plus essentiel pour une démocratie fonctionnelle."

Tous les pays en voie de développement:
- "Nous n'assistons pas seulement à l'avènement, si souvent annoncé, de l'ère de l'information et de l'économie du savoir, nous commençons aussi à ressentir les effets de la fin de l'ère industrielle. C'est ainsi un problème de perspective qui se pose à nous tous, les pays dits "developpés" autant qu'à ceux en voie de développement. En bref, nous devons considérer tous les pays comme "en voie de développement" dans une ère postindustrielle."

Une globalisation qui détruit la diversité: (Jonathan Sacks)lours.jpg
- "Le monde n'est pas une machine. Il s'agit d'un écosystème complexe dont la diversité biologique, personnelle, culturelle et religieuse est indispensable à la vie. Toute atteinte portée à cette diversité, comme celles aujourd'hui préconisées par les fondamentalistes de marché, des scientistes ou des fondamentalistes religieux, constituerait un préjudice irréparable pour la richesse de notre vie collective et réduirait à ce point le champ de nos possibilités que le monde courrait à la catastrophe. A l'instar de la nature, les systèmes économiques, politiques et sociaux crées par les hommes, sont d'une grande complexité. Ils ont tendance à s'autogénérer et restent imprévisibles. Toute volonté de les contraindre à une uniformité artificielle, au nom d'exigences religieuses ou économiques, traduit une méconnaissance tragique de ce qui fonde la richesse de ces systèmes. Parce que nous sommes tous différents, chacun d'entre nous a sa contribution à apporter et chacune de ces contributions compte dans nos systèmes économiques, politiques et sociaux. Seuls nos instincts primaires nous amènent à voir dans la diversité une menace. A une époque telle que la nôtre, où les destins des hommes n'ont jamais été aussi liés, ces instincts sont inutiles. Si de telles différences devaient amener à la guerre, ce serait la défaite de tous les belligérants. Si, au contraire, elles contribuaient à l'enrichissement mutuel, tous y gagneraient."

Les tentatives de centralisation monétaire
franc.jpg- Tous les rois de France ont tenté de limiter le pouvoir monétaire des féodaux, soit par le rachat de ce droit, soit par l'usage de la force. Dans les dernières années du XIII ème siècle, le processus de centralisation monétaire était si bien avancé que le nombre de monnaies en circulation dans le royaume était déjà considérablement réduit: il en a résulté une récession économique massive qui dura près d'un siècle et demi et qui s'est accompagnée, au début du XIV ème siècle, des premières grandes famines. La population en a été à ce point affaiblie qu'elle n'a pas pu résister à la vague de peste noire.

Importance de la vitesse de circulation de la monnaie: (équation de Fisher)
E=QV
où E est l'activité économique, Q la quantité de monnaie en circulation et V sa vitesse de circulation (En ce moment si je comprends bien V diminue et les états jouent sur le "Q" en créant de la monnaie ... et de la dette pour essayer de rétablir E)

A propos de la crise :
..une des conséquences immédiates sera que la disponibilité des finances provenant du système bancaire va se rétrécir pendant une période plus longue que quiconque le désire, ce qui posera des problèmes de croissance - et même de survie - dans la plupart des secteurs productifs. Comme ce sont là des messages que ni les banquiers, ni les hommes politiques, n'ont évidemment, intérêt à annoncer, il vaut mieux rester un peu sceptique quand chaque amélioration temporaire est annoncée comme la "fin de la crise"... En effet, les gouvernements adorent la croissance parce qu'elle les dispense de devoir s'attaquer au problème épineux de l'inégalité des revenus. Comme l'expliquait Henry Wallich, gouverneur du Federal Reserve des Etats-Unis de 1974 à 1986: "la croissance est un substitut à l'égalité des revenus. Tant qu'il y a de la croissance, il y a de l'espoir, et cela rend tolérables les grands écarts de revenus." Tout cela rend plus urgente encore l'introduction de solutions nouvelles comme celle des monnaies régionales, qui permettent de s'attaquer à ces problèmes de façon plus ciblée que les méthodes traditionnelles.

Le principe de complémentarité :
il est relativement nouveau en économie, contrairement à ce qui est le cas en dans d'autres disciplines comme la physique, la biologie, la psychologie ou la philosophie, où sa conceptualisation est plus ancienne et son usage plus répandu. ... Les monnaies complémentaires remplissent des fonctions que les monnaies officielles ne sont pas en mesure de remplir ou qu'elles ne remplissent que partiellement.

Connecter des besoins insatisfaits avec des ressources sous-utilisées: (cela me fait penser aux restos du coeur)
Toute personne sans activité souhaitant proposer son savoir-faire est une ressource. (idem pour les places vides d'une salle de cinéma)

"Comme le pense l'auteur américain JP Barlow, qui se bat pour l'extension des droits civiques sur le cyberespace et s'est beaucoup intéressé aux modèles du futur, les relations seront beaucoup plus importantes dans l'économie du futur que la possession des biens eux-mêmes."

Georg Simmel (philosophe allemand):
"Les questions monétaires sont importantes non seulement pour des questions d'inflation ou de déflation, de taux de change fixes ou flottants, d'étalon-or ou de papier monnaie, mais elles déterminent aussi le type de société dans laquelle cet argent va opérer.

L'ère post-industrielle:
Elle va changer beaucoup de règles du jeu économique mondial. Ce n'est pas parce qu'un pays était parmi les plus "développés" au XXè siècle qu'il le sera également au XXIè siècle. Ainsi, quand la Chine refusa au XIXè siècle l'introduction des chemins de fer et les autres attribus "barbares" de l'industrialisation, elle se condamna de manière involontaire à devenir le plus grand pays sous développé du XXè siècle, erreur qu'elle est en train de rattraper seulement maintenant... La manière dont une société permettra ou non aux innovations de l'ère de l'information de pénétrer les divers strates de la société, de façon à la réformer, promet de jouer exactement le même rôle que les chemins de fer ou les aciériesdu XIXè siècle.

Le système WAT:(Japon)
Il n'est pas géré par un serveur: il n'y a pas, dans le système WAT, d'ordinateur central qui enregistre l'ensemble des transactions. Le modèle WAT est plutôt géré suivant le modèle peer to peer, dans lequel plusieurs ordinateurs administre le système au même niveau... il n'y a pas de bureau central, pas de coordination, donc pas de contrôle centralisé du système...même les particuliers ont le droit d'émettre leurs propres WAT, ce qui prouve l'extrême décentralisation du système ... Ce système est intéressant car il crée un réseau de confiance entre les membres... compte tenu de sa nature très décentralisée, le système s'étend rapidement dans tout le pays: on ne sait pas précisément combien de personnes sont effectivement membres. La création des tickets WAT figure parmi les méthodes de création monétaire les moins onéreuses.

220px-Joseph_Stiglitz.jpgJoseph Stiglitz:
"Lors des récessions précédentes, le débat typique entre experts était de décider s'il s'agissait d'une récession en forme de V (c'est à dire dure mais courte) ou en U (c'est à dire moins grave mais longue). Aujourd'hui, l'économie est entrée dans une récession qui se décrirait plutôt en forme de L. Elle est tombée bien bas, et va probablement rester à cette place encore longtemps ..."

Efficacité et résilience d'un écosystème:
On a prouvé rigoureusement que la nature n'optimise pas l'efficacité dans un écosystème naturel, mais assure une balance optimale entre deux pôles: l'efficacité d'une part, et la résilience de l'autre. Ces phénomènes sont à leur tour fonction de deux variables structurelles: la diversité et le nombre d'interconnections. Mais ces deux pôles sont antagonistes. La résilence augmente avec la diversité et le nombre d'interconnections. En revanche, l'efficacité est améliorée quand on réduit la diversité et qu'on élimine les connections moins importantes. Toutes ces variables ont pu être quantifiées dans les écosystèmes naturels. De plus, on a pu constater que, dans tout écosystème durable, la résilience est presque deux fois plus importante que l'efficacité... Les recherches sur les réseaux d'écosystèmes expliquent parfaitement pourquoi un système où l'efficacité a été poussée sans tenir compte de la résilience, est comdamné à s'écrouler.

William S Desmonde (anthropologue):
"La monnaie symbolisait la réciprocité entre les gens, ce qui les connectait émotionnellement avec leur communauté. La monnaie était à l'origine un symbole de leur âme."

08/11/2008

La richesse révolutionnaire

« Wikinomics » de Don Tapscott, « La terre est plate » de Thomas Friedmann sont 2 excellents livres de vulgarisation sur les phénomènes du Web et de la mondialisation.
Mais en ces temps de crise systémique si il y a un seul livre à lire, à « dévorer » devrais-je dire, c’est le dernier ouvrage de Alvin et Heidi Toffler : « La richesse révolutionnaire »
toff190.jpgLes Toffler sont connus notamment pour « Le Choc du futur » (1974) et aussi la Troisième Vague (1982). Ces ouvrages ont eu un impact fort auprès des dirigeants dans la mesure ou ils annonçaient avec beaucoup de clairvoyance la société de la connaissance dans laquelle nous sommes désormais entrés.

Avec « La richesse révolutionnaire » Avin et Heidi Toffler nous permettent d’entrevoir et d’appréhender les tenants et les conséquences de la richesse révolutionnaire.jpgrévolution en cours notament celle de 3 des « fondamentaux profonds » de notre civilisation que sont : le Temps, l’Espace et la Connaissance.

Avec beaucoup de lucidité et sans complaisance aucune pour toutes nos institutions sclérosées et dépassées les auteurs introduisent et nous familiarisent avec brio avec plusieurs concepts et néologismes clés parmi lesquels se trouvent :
« l’effet de désynchronisation » :  les bureaucraties de l’âge industriel ralentissent aujourd’hui le mouvement vers un système de création de richesse plus avancé et fondé sur la connaissance.
« l’obsolaissance » : combinaison des mots obsolescence et connaissance pour indiquer le fait qu’un pourcentage important de ce que nous savons se révèle de moins en moins vrai. Quand les changements s’accélèrent, la vitesse à laquelle s’accumule le surplus d’obsolaissance augmente d’autant.
« La prosommation et les prosommateurs » : il existe une économie cachée qui sert de cadre à une énorme activité non étudiée, non mesurée, non payée. C’est l’économie « prosommatrice » non monétaire. Ceux qui créent des biens, des services ou de l’expérience, destinés à leur usage privé et à leur satisfaction personnelle, plutôt qu’à la vente ou à l’échange. Quand nous sommes à la fois PROducteurs et conSOMMATEURS de notre production nous sommes des prosommateurs.
La « Producivité » : contribution des prosommateurs à la productivité

Quelques affirmations et passages m’ont beaucoup interrogé et/ou marqué par l’espoir qu’ils suscitent et par les constats lucides formulés :

A propos de la vérité : "Alors qu’un plus grand nombre de sociétés développe des économies fondées sur les idées, la culture et la connaissance en rapport avec la richesse, savoir pourquoi nous croyons ce que nous croyons devient plus crucial que jamais."

Sur l’innovation : " Si l’innovation ne vient pas d’en haut, de dirigeants décidés à transformer les institutions existantes, elle explosera d’en bas, quand de plus en plus d’organismes datant de l’âge industriel s’effondreront, et que l’implosion systémique approchera » , « Les économies avancées bénéficient de millions d’inventeurs sociaux, d’innovateurs, de personnes capables de prendre des risques organisationnels, de rêveurs, d’hommes et de femmes à l’esprit pratique, éduqués, ayant accès à davantage d’informations issues de partout, armés des outils de la connaissance les plus puissants qu’ait possédés l’espèce humaine, et ne demandant qu’à saisir la chance d’inventer un lendemain meilleur. Ils sont partout sur cette planète, et ils sont prêts à la refaçonner. "

A propos de l’éducation :  « Beaucoup s’en prennent à ce sujet de honte planétaire. Mais la solution généralement proposée ressemble aux systèmes éducatifs de type usine des sociétés industrielles. Des salles de classe. Des bureaux. Des niveaux séparés en fonction de l’âge. Du par cœur. Des examens standardisés. Une ponctualité imposée. L’uniformité au nom de la démocratie. Un système, en bref, qui promeut ce que les employeurs avaient l’habitude d’appeler une « discipline industrielle ». Cela peut-il être reproduit avec succès dans chaque village ? Et cela doit-il l’être ?
L’éducation de masse conçue pour l’âge industriel ne répond ni aux besoins du village préindustriel ni à ceux de l’avenir postindustriel. Il est nécessaire de repenser entièrement l’éducation rurale, et même l’ensemble de l’éducation…  … La technologie seule n’est pas un remède à l’ignorance. Des forces politiques, économiques et sociales doivent être mobilisées  pour éduquer la prochaine génération.

A propos de l’éducation aux Etats-Unis : Le coût sans doute le plus important de ce conflit (des « vagues » de l’école industrielle vs vague de l’école de la connaissance du futur) sera payé par près de 50 millions d’enfants actuellement obligés de fréquenter des écoles publiques qui tentent de les préparer, sans grand succès, à des emplois qui n’existeront plus. On peut appeler ça : voler l’avenir.

A propos des décisions collectives lentes: Dans l’économie et la société actuelles, la capacité à modifier ses plans en un clin d’œil et à prendre des décisions dans l’urgence est un mécanisme de survie vital. Sous la pression des changements à grande vitesse et de l’esor d’une nouvelle génération de plus en plus individualisée, le système de décision collective à la japonaise devrait décliner.

A propos de l’Europe :
En 2000, les dirigeants de l’UE ont fini par se réunir à Lisbonne pour annoncer courageusement leur intention de faire de l’Europe « l’économie fondée sur la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde » d’ici 2010. « Je n’avais pas autant ri depuis l’époque où le Politburo communiste annonçait des objectifs de production totalement irréalistes. C’était du même acabit », déclara Radek Sikorski, alors ancien vice-ministre des affaires étrangères de Pologne, quand l’objectif fut adopté.

28/07/2008

"Effondrement" de Jared Diamond

fae8715db917a18bf6d6e71427c0efc5.jpgEncore sous-titré : "Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie", cet ouvrage très riche analyse le pourquoi certaines sociétes disparaissent (ile de Paques, Mayas, Indiens Anasazis, Vikings du Groenland...) quand d'autres s'adaptent et survivent. Quelques cas plus contemporains (Australie, Chine, Rwanda) sont aussi particulièrement intéressants. On y apprend beaucoup...

Voici deux passages que j'ai relevé car je les trouve très d'actualité... Ils vous donneront peut-être envie de lire la totalité des près de 600 pages ...

A propos des Vikings: "De nombreuses innovations furent suggérées qui
3d9e75fd8e3789f19ea6b6820b7d6f91.jpgauraient pu améliorer les conditions matérielles des Vikings: importer plus de fer; fabriquer de nouveaux modèles de navires (imités des embarquations inuits ou inventés de touts pièces); élaborer de nouvelles techniques de chasse, là aussi en imitant les inuits ou en changeant radicalement de méthodes-. Mais ces innovations étaient susceptibles de menacer le pouvoir, le prestige et les intérêts étroits des chefs. Dans une société strictement controlée et interdépendante comme celle du Groënland viking, les chefs étaient en position de force pour empêcher que de telles innovations soient mises en pratique. La structure sociale de la société viking créa donc un conflit entre les intérêts à court terme des détenteurs du pouvoir et les intérêts à long terme de l'ensemble de la société. La plupart des intérêts qui étaient défendus par les chefs et le clergé se revélèrent dommageables à la société dans son ensemble...  ... Le dernier privilège qu'ils purent s'attribuer fut celui d'être les derniers à mourir de faim.

A propos des Shogun japonnais de Tokugawa et du Montana actuel:
" Les dirigeants qui ne se contentent pas de réagir passivement, qui ont le courage d'anticiper les crises ou d'agir suffisament tôt, et qui prennent des décisions pertinentes et résolues garantissent une gestion des problèmes par le haut, peuvent véritablement changer le cours de l'histoire de leur société. C'est également vrai des citoyens courageux et actifs qui s'engagent dans la gestion des problèmes par le bas."

18/04/2008

"Le nouvel homme nouveau"

3376603061297c06cee025ae7cf37fd0.jpgJ'étais hier matin dans un amphithéatre de l'Université de Nanterre. Il s'y tenait une soutenance de thèse un peu particulière... celle de Thierry Gaudin intitulée : "Innovation et prospective: la pensée anticipatrice". Pour en savoir plus sur Thierry Gaudin je vous invite à consulter sa bibliographie ici.
Sa présentation était à son image: originale, interdisciplinaire, empirique et métaphorique. Même si le jury (composé entre autres de deux sociologues, d'un psychanaliste, d'un philosophe) lui a repproché quelques raccourcis cela ne l'a pas empêché de recevoir son titre de docteur en sciences humaines et de l'information avec les honneurs.
La conclusion de sa thèse (240 pages qui probablement vont se transformer en un livre) est résumée par sa dernière phrase: Nous allons vers un changement de paradigme: "de la lutte pour la vie, traduite en compétitivité, à la reconnaissance traduite en individuation". Si vous n'arrivez pas en consultant wikipédia à vous faire une idée de ce qu'est l'individuation allez lire cette définition

Mais ce qui m'a poussé à écrire ce post c'est la réponse de Thierry Gaudin quand autour du buffet je lui ai demandé si il évoquait ou non le courant transhumaniste et la singularité dans sa thèse.
Je considère en effet que c'est une philosophie un courant essentiel dès lors que l'on traite de la
pensée anticipatrice et de prospective. Or la réponse de Thierry m'a étonné dans la mesure ou il considère que les transhumanistes sont proches de la secte...

A ce sujet il faut dans un premier temps écouter cet excellent interview
8dab5711a6cc4c1750721d75399ae907.jpg de Antoine Robitaille, l'auteur de "Le nouvel homme nouveau". Il y détaille parfaitement ce que sont le post et le transhumanisme notamment en distinguant le courant "religieux" (Raël) proche de la secte de celui scientifique porté par Ray Kurzweill ou Stephen Hawking.
Si vous êtes plus préssé alors lisez cet article.
Si vous avez plus de temps et souhaitez approfondir le sujet lisez l'ouvrage d'Antoine Robitaille, incontournable pour se faire un avis critique et commencer à se poser les bonnes questions !

20/03/2008

Des projets et du Devenir !

"L'homme devenu mesure de toute chose, ne valorise plus rien sauf lui-même. Tout le reste est instrumentalisé. Il ne reste que l'objet à acheter, à posséder, à consommer. Dans un monde où tout est objet, il se prend pour le seul sujet mais il est sans projet.
Avoir, être et aucun devenir. La "modernité" a tué le devenir, a troqué l'être pour le paraître et a sombré dans l'avoir. Et il ne reste qu'un immense désarroi dans les esprits, une énorme amertume dans les âmes.
Faut-il chercher ailleurs l'origine profonde de l'omniprésence de la drogue, de l'alcolisme, du show-business, des reality shows, de la presse "people", de la real-TV, du sensationalisme, du star-system, et de toutes ces fuites hors du Réel qui n'ont d'autres fonctions que de faire oublier, l'espace d'un moment, le vide abyssal des existences sans buts et sans sens ?
Lorsqu'il n'y a plus de projet, il ne reste que le sujet ou l'objet. Psychanalyse ou consumérisme. Culte de soi ou du gadget. Ersatz de Vie…! 

La rationalité triomphante a non seulement désacralisé le monde et désenchanté l'homme, mais elle a tout désertifié. Des moyens (l'argent, l'objet, le plaisir,…) elle a fait des fins, et des fins (le sens, l'amour, la mort) elle a fait des tabous."

"L'Age de la Connaissance" Marc Halévi


01/03/2008

Google frappe encore !!

b8fd1397fde84171637482f17b04009d.gifCela s'appelle "Google Sites", c'est une fois de plus un très bon outil de création de site collaboratif orienté TPE et PME. Simple et gratuit, pas de publicité, des fonctionnalités riches (intégration avec autres outils google)...bref cela va "faire un carton".

Pour en savoir plus sur les fonctions : ici
Pour l'analyse de Louis Nauges : c'est là
Si vous souhaitez tester et vous faire votre opinion alors c'est là

 Hier soir j'ai crée deux sites de façon totalement intuitive... un plaisir (même si j'ai pu trouver un petit bug).
beabf1f1112ad4a670a4bc8696e4cc5d.jpg Voici un grand pas de plus vers une économie plus collaborative, monde plus collaboratif qui est très bien décrit dans le livre récent de Don Tapscott et Anthony Williams : "Wikinomics" que je vous conseille vivement.

 

26/12/2007

C'est dans l'air ...

Avez-vous lu "La Possibilité d'une île" ? de Michel Houellebecq ... vous savez l'écrivain assez3cd092aa4d2c5de7910d75a2952906e9.jpg 51229da4a3e07d604a8d80c98dc74a12.jpgcontroversé notamment pour sa critique des religions, l'islam dans son roman "Plateformes". Ce que j'apprécie le plus chez cet écrivain c'est son intelligence, sa capacité à poser des questions et à faire réfléchir.
Beaucoup a été écrit au sujet de ces livres, de son auteur et de son oeuvre en général.
Vous trouverez ici et là quelques avis et critiques contraires...mais en tous les cas il ne laisse pas indifférent et en particulier ce roman qu'il considère comme son meilleur.

Dans "La Possibilité d'une Ile", il est question de secte, de condition humaine, de sexe, d'amour, de religion, de la vieillesse...mais, j'en arrive a ce qui a particulièrement attiré mon attention dans ce livre dense et qui est d'ailleurs central:
Je pense que le roman est annonciateur d'une question fondamentale qui se posera dans quelques décennies, probablement de notre vivant, à toute l'humanité dans son ensemble mais aussi et surtout à chacun d'entre nous:
Souhaitons-nous, allons-nous collectivement, individuellement "bifurquer" vers une nouvelle espèce, vers un humain "augmenté" ?
A mon avis nous allons droit vers 2 espèces, l'être humain tel qu'il est aujourd'hui et un être humain augmenté, pour lesquelles les différences seront nettement plus importantes qu'entre l'homme actuel et les chimpanzés...

Si le livre ne vous tente pas j'ai découvert en surfant que le film tiré du livre va sortir sur les écrans prochainement.

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Aussi pour ceux qui souhaitent aller plus loin sur les questions d'éthique et d'évolution de l'espèce humaine, le Groupe Européen d'Ethique des Sciences et des nouvelles technologies (GEE) a publié en 2005 un document: "ASPECTS ÉTHIQUES DES IMPLANTS TIC DANS LE CORPS HUMAIN" dont je vous conseille la lecture. Les autres documents publiés par ce groupe de la comission européenne sont disponibles ici.

 

10/09/2007

Humanité 2.0

Je viens d'apprendre grâce à Jean-Michel Billaud, que le livre de Ray Kurzweill "The Singularity is near", dont j'avais parlé ici, vient enfin de paraître en français sous le titre : "Humanité 2.0, la bible du changement".

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Si l'anglais était une excuse pour ne pas le lire vous serez désormais inexcusable de ne pas prendre connaissance de cette théorie INCONTOURNABLE pour mieux vivre les prochaines années.

Contrairement à la théorie de la relativité restreinte d'Einstein au 20ème siècle elle présente deux avantages. Elle est assez compréhensible même quand on n'est pas mathématicien ou physicien. Mais surtout ses impacts sont déjà à l'oeuvre même si peu d'entre nous en ont conscience. Le fameux "web 2.0" qui fait beaucoup parler et écrire n'est qu'un de ses prémisses...

La plupart d'entre nous vivront cette transition, ce moment charnière que l'on apelle la "Singularité" alors autant commencer à y réfléchir et à nous y préparer car les questions posées sont essentielles dans tous les sens du terme.

07/09/2007

Connaissez vous Immanuel Velikovsky ?

7d0ea07e412248a8e8eaff071f305303.jpegContrairement à Einstein, qui s'est limité à la physique et aux mathématiques, Immanuel Vélikovskyfd728c9705f40f700057777baa8e77e5.jpg (1895-1979) a proposé une théorie transversale mélant la géologie, l'astronomie, la paléontologie, l'histoire et la mythologie, la psychanalyse...
Médecin, psychiatre, historien, scientifique, écrivain, ce polymathe a entretenu une correspondance avec Einstein et son livre "Mondes en collision" a été trouvé sur la table de chevet d'Einstein.
A son propos et après avoir changé d'avis, Einstein dira que "les scientifiques feraient une grave erreur en n'étudiant pas "Mondes en collision" tant ce travail contient de richesses".
"The scientists make a grave mistake in not studying [Worlds in Collision] because of the exceedingly important material it contains".
Le livre se lit comme un roman et au-delà ce que propose Vélikovsky est réellement passionant et étonnant.
e4700502a4f9d61174832e9d326df698.jpg Pour essayer de faire simple et de synthétiser: c'est le passage de Vénus (qui était alors une très grosse comète) en 1500 et 800 av JC à proximité de la terre qui a laissé un certain nombre de traces. Les traces en question sont matérielles mais on les trouvent aussi dans les différentes mythologies des civilisations de l'époque (déluge, moïse...).
Pour vous faire un avis 2 articles:
Pour
Contre
Dans tous les cas le mieux c'est de lire ce livre !

22/08/2007

Evolutions

Cet été j'ai lu 3 livres avec un point commun:


fae0309a7f4a75b45a01d83ae5a2bbab.jpg Le premier : "Le successeur de Pierre" de Jean-Michel Truong. Un thriller de science-fiction ou plutôt ue réflexion "sociologico-métaphysique" que j'ai plutôt trouvé difficile à lire mais néanmoins très riche. Ce livre date de 1999 et je vous conseille en priorité ses suivants (Totalement inhumaine et Eternity Express) plus agréables et tout aussi dérangeants.

Le deuxième : "Le souffle des Dieux" (2006) de Bernard Werber. Dans la veine de
7326d69e120c79dd8b7b460cc92136fa.jpg ses autres romans: excellent (sans être aussi bon toutefois que les Thanatonautes), drôle et parfois grave. La fin du livre est parfaitement illustrée par ce tableau: "l'Echiquier du Destin". Tout au long du roman cette énigme: "C'est mieux que Dieu, pire que le diable, les pauvres en ont, les riches en manquent. Et si on en mange, on meurt." dont je ne vous donne pas la solution...

e2da279b0c4209a55f278094ea2d4e9d.jpg Le troisième : "La nouvelle origine" (2007) de Philippe Lemoine. Un essai sur le besoin d'un nouvel horizon pour chacun d'entre nous, pour tous et pour la France. Des passages marquants dans ce livre mais pas au point de m'enthousiasmer comme je l'espérais.


 Le point commun de ces 3 livres ?? Tous les 3 abordent de façon plus ou moins profonde la question de l'évolution de l'homme, de l'humanité et de l'intelligence avec en toile de fond le web, l'apparition des mondes virtuels et ce constat:
Tout comme la terre n'est pas au centre du système solaire et à fortiori de l'univers, l'homme n'est pas la finalité de l'Evolution. Celui-ci est en train de créer une intelligence, non humaine, qui dépassera assez rapidement la sienne.
C'est ce dont vont débattre des scientifiques et professeurs américains lors du "Singularity Summit" en septembre prochain à San Francisco.

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