15.10.2009

Coup double: "Prezi" et "New Economy, New wealth"

Prezi c'est une nouvelle génération d'outil qui devrait remplacer rapidement les présentations traditionnelles (ppt et autres). Je vous laisse découvrir et expérimenter. Caractéristiques essentielles :
- la vision du tout quand on le souhaite (holoptisme)
- la capacité à naviguer "fluide" et non linéaire

Cette présentation faite par Arthur Brock illustre cela parfaitement. Par aileurs le sujet traité : "New Economics, New Wealth" est d'une importance capitale pour les mois à venir... et c'est fait brillament !  "The current economy is ending... and that's good news"
Présentation à regarder et commenter dans toutes les écoles et universités ... et au-delà !

30.01.2009

L'un des sujets qui doit et va être d'actualité avec la crise

Alors que les entreprises et les politiques commencent à peine à se pencher sérieusement sur le phénomène des sites sociaux et du "Web 2.0" et à en considérer et mesurer ses implications pour eux mêmes et leurs institutions il est un autre enjeu d'intérêt à la fois mondial et local qui reste encore très largement méconnu des décideurs et du grand public et qui pourtant devrait faire l'objet de toutes les attentions surtout en cette période de crise systémique naissante.
Cet enjeu est celui de la monnaie ... plus exactement de la transition d'un système économique à monnaie unique et rare vers un système économique et social à monnaies multiples et complémentaires.
Et oui ! difficile à avaler en Europe pour des décideurs qui ont tant oeuvré pour la mise en place d'une monnaie unique...
415I5S78RjL._SS500_.jpgPourtant il suffit de lire l'indispensable et brillant livre de Bernard LIETAER et Margit KENNEDY "MONNAIES REGIONALES" (paru sautomne 2008) pour se rendre compte que cela est indispensable non seulement pour sortir plus vite de la crise de notre système mais aussi pour transcender ce système et transformer les rapports humains.

Le livre est très riche mais il se lit d'une traite tant on apprend à propos des monnaies, de leur histoire et des expérimentations en cours dans de nombreux pays (en particulier le Japon). Les auteurs abordent aussi bien le pourquoi il faut des monnaies complémentaires que le comment les mettre en oeuvre tout en ayant l'humilité de dire que beaucoup reste à inventer et que les cartes sont dans les mains de "ceux qui expérimentent avec de nouvelles idées, qui bousculent l'indifférence, les préjugés, les habitudes et les clichés, qui provoquent les changements nécessaires dans notre monde pour éliminer la misère et la détresse qui nous entourent".
Voici quelques passages que j'ai particulièrement retenu (il y en aurait beaucoup d'autres et le mieux est de vous procurer l'ouvrage !) :

- Sur la globalisation vue par Georges Soros :
" Le commerce international et les marchés financiers globaux ont fait la preuve de leur capacité à créer de la richesse, mais ils ne sont pas en mesure de satisfaire un certain nombre de besoins sociaux. Parmi ceux-ci, on trouve le maintien de la paix, la réduction de la pauvreté, la protection de l'environnement, l'amélioration des conditions de travail,ou le respect des droits de l'homme: ce que l'on appelle, en somme, le bien commun."

- Sur les besoins d'une gouvernance nouvelle pour le 21ème siècle d'après Pierre Calame :
"Les systèmes actuels ont tendance à extraire beaucoup d'information d'une communauté, mais il est rare que ces informations lui soient rendues. Il sera donc nécessaire d'encourager la collecte et la diffusion de l'information appropriée à chaque échelle de gouvernance, y compris le local et le régional. De même, les autorités publiques doivent accepter et encourager la production autonome d'information aux différents niveaux parce que cela deviendra de plus en plus essentiel pour une démocratie fonctionnelle."

Tous les pays en voie de développement:
- "Nous n'assistons pas seulement à l'avènement, si souvent annoncé, de l'ère de l'information et de l'économie du savoir, nous commençons aussi à ressentir les effets de la fin de l'ère industrielle. C'est ainsi un problème de perspective qui se pose à nous tous, les pays dits "developpés" autant qu'à ceux en voie de développement. En bref, nous devons considérer tous les pays comme "en voie de développement" dans une ère postindustrielle."

Une globalisation qui détruit la diversité: (Jonathan Sacks)lours.jpg
- "Le monde n'est pas une machine. Il s'agit d'un écosystème complexe dont la diversité biologique, personnelle, culturelle et religieuse est indispensable à la vie. Toute atteinte portée à cette diversité, comme celles aujourd'hui préconisées par les fondamentalistes de marché, des scientistes ou des fondamentalistes religieux, constituerait un préjudice irréparable pour la richesse de notre vie collective et réduirait à ce point le champ de nos possibilités que le monde courrait à la catastrophe. A l'instar de la nature, les systèmes économiques, politiques et sociaux crées par les hommes, sont d'une grande complexité. Ils ont tendance à s'autogénérer et restent imprévisibles. Toute volonté de les contraindre à une uniformité artificielle, au nom d'exigences religieuses ou économiques, traduit une méconnaissance tragique de ce qui fonde la richesse de ces systèmes. Parce que nous sommes tous différents, chacun d'entre nous a sa contribution à apporter et chacune de ces contributions compte dans nos systèmes économiques, politiques et sociaux. Seuls nos instincts primaires nous amènent à voir dans la diversité une menace. A une époque telle que la nôtre, où les destins des hommes n'ont jamais été aussi liés, ces instincts sont inutiles. Si de telles différences devaient amener à la guerre, ce serait la défaite de tous les belligérants. Si, au contraire, elles contribuaient à l'enrichissement mutuel, tous y gagneraient."

Les tentatives de centralisation monétaire
franc.jpg- Tous les rois de France ont tenté de limiter le pouvoir monétaire des féodaux, soit par le rachat de ce droit, soit par l'usage de la force. Dans les dernières années du XIII ème siècle, le processus de centralisation monétaire était si bien avancé que le nombre de monnaies en circulation dans le royaume était déjà considérablement réduit: il en a résulté une récession économique massive qui dura près d'un siècle et demi et qui s'est accompagnée, au début du XIV ème siècle, des premières grandes famines. La population en a été à ce point affaiblie qu'elle n'a pas pu résister à la vague de peste noire.

Importance de la vitesse de circulation de la monnaie: (équation de Fisher)
E=QV
où E est l'activité économique, Q la quantité de monnaie en circulation et V sa vitesse de circulation (En ce moment si je comprends bien V diminue et les états jouent sur le "Q" en créant de la monnaie ... et de la dette pour essayer de rétablir E)

A propos de la crise :
..une des conséquences immédiates sera que la disponibilité des finances provenant du système bancaire va se rétrécir pendant une période plus longue que quiconque le désire, ce qui posera des problèmes de croissance - et même de survie - dans la plupart des secteurs productifs. Comme ce sont là des messages que ni les banquiers, ni les hommes politiques, n'ont évidemment, intérêt à annoncer, il vaut mieux rester un peu sceptique quand chaque amélioration temporaire est annoncée comme la "fin de la crise"... En effet, les gouvernements adorent la croissance parce qu'elle les dispense de devoir s'attaquer au problème épineux de l'inégalité des revenus. Comme l'expliquait Henry Wallich, gouverneur du Federal Reserve des Etats-Unis de 1974 à 1986: "la croissance est un substitut à l'égalité des revenus. Tant qu'il y a de la croissance, il y a de l'espoir, et cela rend tolérables les grands écarts de revenus." Tout cela rend plus urgente encore l'introduction de solutions nouvelles comme celle des monnaies régionales, qui permettent de s'attaquer à ces problèmes de façon plus ciblée que les méthodes traditionnelles.

Le principe de complémentarité :
il est relativement nouveau en économie, contrairement à ce qui est le cas en dans d'autres disciplines comme la physique, la biologie, la psychologie ou la philosophie, où sa conceptualisation est plus ancienne et son usage plus répandu. ... Les monnaies complémentaires remplissent des fonctions que les monnaies officielles ne sont pas en mesure de remplir ou qu'elles ne remplissent que partiellement.

Connecter des besoins insatisfaits avec des ressources sous-utilisées: (cela me fait penser aux restos du coeur)
Toute personne sans activité souhaitant proposer son savoir-faire est une ressource. (idem pour les places vides d'une salle de cinéma)

"Comme le pense l'auteur américain JP Barlow, qui se bat pour l'extension des droits civiques sur le cyberespace et s'est beaucoup intéressé aux modèles du futur, les relations seront beaucoup plus importantes dans l'économie du futur que la possession des biens eux-mêmes."

Georg Simmel (philosophe allemand):
"Les questions monétaires sont importantes non seulement pour des questions d'inflation ou de déflation, de taux de change fixes ou flottants, d'étalon-or ou de papier monnaie, mais elles déterminent aussi le type de société dans laquelle cet argent va opérer.

L'ère post-industrielle:
Elle va changer beaucoup de règles du jeu économique mondial. Ce n'est pas parce qu'un pays était parmi les plus "développés" au XXè siècle qu'il le sera également au XXIè siècle. Ainsi, quand la Chine refusa au XIXè siècle l'introduction des chemins de fer et les autres attribus "barbares" de l'industrialisation, elle se condamna de manière involontaire à devenir le plus grand pays sous développé du XXè siècle, erreur qu'elle est en train de rattraper seulement maintenant... La manière dont une société permettra ou non aux innovations de l'ère de l'information de pénétrer les divers strates de la société, de façon à la réformer, promet de jouer exactement le même rôle que les chemins de fer ou les aciériesdu XIXè siècle.

Le système WAT:(Japon)
Il n'est pas géré par un serveur: il n'y a pas, dans le système WAT, d'ordinateur central qui enregistre l'ensemble des transactions. Le modèle WAT est plutôt géré suivant le modèle peer to peer, dans lequel plusieurs ordinateurs administre le système au même niveau... il n'y a pas de bureau central, pas de coordination, donc pas de contrôle centralisé du système...même les particuliers ont le droit d'émettre leurs propres WAT, ce qui prouve l'extrême décentralisation du système ... Ce système est intéressant car il crée un réseau de confiance entre les membres... compte tenu de sa nature très décentralisée, le système s'étend rapidement dans tout le pays: on ne sait pas précisément combien de personnes sont effectivement membres. La création des tickets WAT figure parmi les méthodes de création monétaire les moins onéreuses.

220px-Joseph_Stiglitz.jpgJoseph Stiglitz:
"Lors des récessions précédentes, le débat typique entre experts était de décider s'il s'agissait d'une récession en forme de V (c'est à dire dure mais courte) ou en U (c'est à dire moins grave mais longue). Aujourd'hui, l'économie est entrée dans une récession qui se décrirait plutôt en forme de L. Elle est tombée bien bas, et va probablement rester à cette place encore longtemps ..."

Efficacité et résilience d'un écosystème:
On a prouvé rigoureusement que la nature n'optimise pas l'efficacité dans un écosystème naturel, mais assure une balance optimale entre deux pôles: l'efficacité d'une part, et la résilience de l'autre. Ces phénomènes sont à leur tour fonction de deux variables structurelles: la diversité et le nombre d'interconnections. Mais ces deux pôles sont antagonistes. La résilence augmente avec la diversité et le nombre d'interconnections. En revanche, l'efficacité est améliorée quand on réduit la diversité et qu'on élimine les connections moins importantes. Toutes ces variables ont pu être quantifiées dans les écosystèmes naturels. De plus, on a pu constater que, dans tout écosystème durable, la résilience est presque deux fois plus importante que l'efficacité... Les recherches sur les réseaux d'écosystèmes expliquent parfaitement pourquoi un système où l'efficacité a été poussée sans tenir compte de la résilience, est comdamné à s'écrouler.

William S Desmonde (anthropologue):
"La monnaie symbolisait la réciprocité entre les gens, ce qui les connectait émotionnellement avec leur communauté. La monnaie était à l'origine un symbole de leur âme."

30.12.2008

Educa On-line 2008: point de bascule pas atteint !

educa logo.gifEn début de mois se tenait à Berlin la 14ème conférence Internationale "Online Educa Berlin". J'y intervenais en 20 minutes pour présenter et représenter les Explorateurs du Web, quelques-uns de nos projets en cours lors d'une conférence pleinière avec 2 autres intervenants et un animateur de session.
Un peu déçu par :

  • la salle, immense et traditionnelle, elle conditionne l'attitude du public vers la passivité et ce d'autant plus que nous étions sur une estrade à 5 bons mètres du premier rang ...   par ailleurs, il y avait à peu près 70/80 personnes dans une salle qui peut en contenir 1000 : terrible impression de vide accentuée par le manque de questions des présents !! Bref je me suis sentit moins "connecté" aux autres dans cette grande salle amorphe que seul chez moi sur twitter et skype!!
  • le manque de cohérence dans les 3 sujets abordés malgré le thème supposé nous rassembler : "Web 2.0 in the workplace learning"

Voici le support visuel que j'ai utilisé:

A part cela comme pour l'édition 2007 , beaucoup de participants (2100) venant de 91 pays et de très nombreux conférences, workshops, ateliers et stands.
426 orateurs de 44 pays, 116 stands de 25 pays montrant les derniers produits et services en matière de e-learning.
Parmi les sujets abordés:
* How universities, schools and training departments are teaching Generation Y
* The power of storytelling and other narrative approaches in the design of online learning
* Sustainability of Open Education Resources
* Communities and their impact on learning facilitated by Web 2.0 applications
* Developments in game-based approaches and mobile technologies
* Identity Management and issues related to self-branding
* Cultural Diversity and the creation of communities of choice

Quelques notes prises et échanges au fil des 2 journées:

Jay Cross (inventeur du mot "e-learning" et auteur de l'ouvrage "Informal Learning"): 
"I can foresee training departements beeing eliminated almost entirely"
Nous avons pas mal échangé avec Jay ce qui m'a permit de l'intitier à TokBox, outil  (live video calling) qui répondait pil poil à ses besoins.
Notre constat commun:  La grande majorité (90%-95% ?) des personnes présentes (intervenants, organisateurs, participants, exposants) sont encore impreignés dans leurs contextes et comportements par " l'ancienne culture " du 20ème siècle...

Michaël Wesch : Professeur d'anthropologie à la Kansas State University, il était l'une sinon la "star" des 2 journées. Auteur de la géniale vidéo "The Web is us", il a fasciné le public avec des anecdotes sur les tribus de Papouasie Nouvelle Guinée avec lequelles il passe 1 à 2 mois par an. Il étudie en particulier l'impact de nouveaux médias (l'écriture en l'occurence) sur l'organisation des ces tribus, les rapports entre individus, les innovations...  le parallèle avec l'introduction du Web 2.0 au sens large dans nos sociétés est rendu encore plus évident.
Je ne résiste pas au plaisir de reprendre cette exceptionelle vidéo ici. La fin de celle-ci résume on ne peut mieux ce qui est devant nous et qui reste à accomplir ...

J'ai pu lors d'une deuxième session à taille humaine discuter avec Michael. Son humilité, sa simplicité et son humour sont les premiers traits qui émanent de sa personnalité puis vient la pertinence de sa vision. Il vient dailleurs de recevoir le "US Professor of the Year" Award.
Quand je lui ai demandé ce qui avait changé dans sa façon d'enseigner sa réponse :  "I became a professional learner thanks to my students".

Pour lui on est en train d'ajouter à  l"UGC": User Generated Content, des UGF, UGO, UGD, UGC, UGR ... avec F = Filtering, O= Organization, D= Distribution, C= Commentary, R= Ratings.
133 millions de blogs, c'est tout simplement 133 millions de plus qu'en 2003 !  (5 ans seulement)
Si vous souhaitez voir d'autres vidéos de Michaël voici son site "Digital Ethnography" ... elles valent le détour !

Autres points marquants :

  • Il y a 3 principaux challenges pour ce qui relève de l'implémentation de projets innovants:
    1) Le manque de connaissances
    2) La réticence des personnes à adopter la nouveauté
    3) Le manque de compétences pour implémenter
  • Au sénégal, 40% des ressources du pays sont consacrées à la formation et l'éducation.

  • "Teaching has not changed, learning has", "Learning is sharing, learning is creating meaningful connections", "How can we create students who can create meaningful connections ?  :  the question is the solution "  (M Wesch)
  • Enfin trois citations de Marshall McLuhan : marshall mcluhan.jpg
    "We shape our tools and afterwards our tools shape us."
    "Where the whole man is involved there is no work. Work begins with the division of labor."
    "Seuls les plus petits secrets ont besoin d'être protégés. Les plus gros sont gardés par l'incrédulité publique."

En conclusion une impression globale et partagée avec quelques autres que le point de bascule vers de nouvelles formes de formation/enseignement/e-learning/attitudes/projets n'est pas encore vraiment pour tout de suite .... mais cela progresse !!
J'ai notamment assisté à une conférence au sein de laquelle chaque personne connectée sur le web et présente dans la salle pouvait interagir et voir ses commentaires, questions, remarques affichés "Live" sur un grand écran. Les conférenciers et l'animateur prenant à tout moment en compte ce qui remontait de la salle...

 

29.11.2008

Quand les habitudes en "prennent un coup" ...

Alvin Toffler dont j'ai parlé récemment écrivait ceci au 20ème sciècle :

The illiterate of the 21st century will not be those who cannot read and write, but those who cannot learn, unlearn, and relearn.

Alors pour bien commencer voici un site sympathique pour tester votre capacité à désapprendre et à réapprendre

dont click it.jpg

http://dontclick.it/

23.11.2008

Jean-François Noubel: "C'est dans l'air"

Voici quelqu'un qui mérite d'être connu pour les idées qu'il met en avant et aussi pour sa formidable capacité à les rendre accessibles avec beaucoup de pédagogie, simplicité et sagesse...

Les idées en question sont vraimment d'actualité...  argent, modèle de société, intelligence et sagesse collectives, architectures invisibles... qui ne vont pas sans me rappeler mon post précédent sur "La Richesse Révolutionnaire"
Son site et son association s'apelle : "The Transitioner".

Voici deux vidéos qui illustrent ses idées....  passionnant !


05.09.2008

Flowgram

Ce matin j'ai découvert "Flowgram", un outil assez génial pour assembler et créer du contenu (page web, commentaires audio ou écrits, photos, vidéos, ppt), pour créer du sens et pour partager (mail, intégration wiki/blog/réseau sociaux sous forme de widget ou même de video...)
Un outil très utile en matière de communication et de formation.
Ce qui frappe c'est à la fois la simplicité et la facilité à faire tout ceci ... et la gratuité ... Je me demande quel est leur modèle économique ...? probablement une rémunération mixte venant de Google (utilisation de Youtube), de Microsoft (ppt) et de Facebook et Yahoo (FlickR) ...??? 

Voici 2 exemples de flowgram. (Tout est cliquable à l'intérieur mais vous sortez alors du flowgram):

 

 

16.07.2008

Blogueur, blogueuse ... testez Apture d'urgence !

Plutôt qu'un long discours voici quelques exemples de ce qu'Apture peut faire pour vous.
Il permet une intégration de sources multimédia simplissime et donc un enrichissement de vos posts avec de la vidéo, de la musique, du document, de cartes... un véritable accélérateur pour multiplier les liens et aider à la création de sens.

12.07.2008

"Lively"... très prometteur...mais doit mieux faire !!

"Lively" c'est le nouveau monde 3D proposé par Google... 
Encore une fois Google frappe fort (cf ici, et là aussi pour mes derniers posts sur les innovations incessantes et rendues disponibles au plus grand nombre)

Chacun peut y créer ses propres espaces (rooms), les rendre publics ou privés, y inviter qui il souhaite.
Contrairement à "Second Life", pour ceux qui connaissent, tout me semble beaucoup plus simple, plus "léger"et accessible. Cliquez ci-dessous pour vous rendre dans l'espace "Marc funny room"

 

 Au rang des insufffisances, mais j'espère que cela viendra vite, les limitations en termes de liens et d'intégration avec d'autres outils.
En perspective il y a matière à créer des lieux ou chacun peut apprendre, échanger, s'amuser, découvrir ... et créer. A vous de jouer ! créer votre lieu et invitez moi !

17.05.2008

Formation Informelle suite et fin ...

Fin de la trilogie sur l'apprenance et la formation informelle:  

Comment développer l’apprenance ?

Comme vu précédemment, l’apprenance est et sera de plus en plus nécessaire à chacun. Pour avancer concrètement, nous répondrons ici à trois questions :
- Comment apprendre l’apprenance ?
- Comment développer à la fois sa motivation pour appréhender par soi-même et avec d’autres des connaissances informelles ?
- Quels contextes, formels eux, proposer ou mettre en œuvre ?
Des expériences et services innovants, des contextes favorables peuvent nous montrer la voie. Voici 4 exemples concrets et prometteurs, tous différents, qui illustrent la tendance de fond en train d'émerger.

Ces exemples partent tous du constat établit par Kant, il y a 200 ans :
« Ce que l’on apprend le plus solidement et que l’on retient le mieux,
c’est ce que l’on apprend en quelque sorte par soi-même »
Kant, Traité de pédagogie (1803)

Ils ont aussi comme point commun de proposer une transition importante :

Passer du droit à la formation au devoir d’apprendre et de développer ses compétences.

EnglishPost :

C’est au rang des solutions qui permettent l’apprenance que se situe EnglishPost.
A la croisée entre le formel et l’informel, le dirigé et l’auto-dirigé la solution EnglishPost propose d’apprendre l’Anglais par l’utilisation d’un Blog et avec l’aide d’un coach.
Le principe est de faire en sorte que la motivation de l’apprenant soit optimale et donc de centrer le dispositif d’apprenance autour de ses besoins, centres d’intérêts et aussi contraintes.
En fait il faudrait plutôt ici parler non pas de mode dirigé ou auto-dirigé mais plutôt de mode co-dirigé. C’est par les interactions et dans l’écoute réciproque entre le coach et l’apprenant que se définissent le parcours et les apprentissages.
513563576613c87fd33bf94d335de942.jpgCeux-ci vont répondre à la fois aux besoins globaux de progrès de l’apprenant mais aussi aux besoins immédiats en tenant compte de la disponibilité, des envies et du contexte évolutif personnel et professionnel de l’apprenant.
Les besoins de progrès sont identifiés en amont par un audit classique du niveau. Les contenus pédagogiques traditionnels et multimédias (grammaire, conjugaison, vocabulaire, exercices, tests, quizz…) sont disponibles facilement et intégrés au blog. Ils peuvent être recommandés par le coach ou consultés à loisir et en toute autonomie par l’apprenant.

Mais, c’est surtout au travers du fil d’échanges et d’articles (posts), donc de façon informelle et aussi naturelle que possible, que se déroulent les apprentissages, dans le lien tissé, dans une relation de confiance qui s’inscrit dans la durée. Il n’y a plus là de rapport professeur à élève, celui-ci s’efface au profit d’une relation basée sur le sens, la motivation et les échanges et dans laquelle l’amélioration du niveau d’anglais est une conséquence naturelle.
L’apprenant écrit, pose des questions concrètes et précises à son coach, rédige des articles qui font sens pour lui, partage ses découvertes et passions et ce, au moment où il le souhaite au moment le plus propice pour lui.
C’est aussi dans les interactions entre apprenants via leurs blogs respectifs que des apprentissages non intentionnels vont s’effectuer, par le bouche à oreilles, autour des centres d’intérêts de chacun et des remarques et commentaires des coachs et des autres apprenants.
Site englishpost

ExplorCamp

Un « Explorcamp » est un moment d'apprenance intense et rythmé dans un contexte collectif, facilitant la découverte, l’échange, la réflexion.
Il réunit, pendant une demi-journée ou une journée, autour de tables d’Exploration, entre 30 et 150 participants désireux de découvrir, d’apprendre, d’échanger et de réfléchir aux outils, usages et évolutions du Web.

Animé et préparé par un collectif de professionnels passionnés, Les Explorateurs du Web, l’ExplorCamp n’est pas une formation traditionnelle mais un moment privilégié pour apprendre de façon informelle sur les nouveaux outils et usages qui permettent plus de collaboration, plus de fluidité.

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L'ExplorCamp créé un contexte qui vous encourage à être acteur. Le rythme rapide, changement de table toutes les 25’ à 45’, laisse le loisir de découvrir beaucoup pour approfondir uniquement ce qui revêt un intérêt.
Les tables sont orientées autour de 3 attitudes ou options:
- je découvre (comment utiliser, comment faire)
ex : wikis, comment faire une veille individuelle ou collective, créer et diffuser des vidéos, ...
- je comprends (pourquoi utiliser, pourquoi faire)
ex : ce qu'est le Web 2.0, une veille partagée, un blog collectif, un site collaboratif pour monter un séminaire
- nous échangeons, réfléchissons (débats et partage d'expériences autour thèmes et questions)
Ex: les réseaux sociaux en entreprise, l'identité numérique, le retour du bouche à oreilles, l’Open Source, impacts du Web2.0 sur la RH…

L’objectif principal d’un ExplorCamp est de créer de l’appétence pour les participants en sortant de la logique de « gavage conceptuel » encore trop souvent pratiqué dans les formations traditionnelles.

Le but est qu’à l’issu de l’expérience chacun des participants se dise : « j’ai envie de tester cela dans ce contexte » ou alors « tiens cela m’a donné une idée que je vais mettre en œuvre dans ce projet ».
Par la diversité des sujets traités, par le rythme rapide, par la complémentarité des styles de présentation, un ExplorCamp favorise l’apprentissage informel et non intentionnel ainsi que la création de liens entre les participants.
Site : Les Explorateurs du Web

Team Factory:

A l’origine de TeamFactory, il y a la création en 1993 de Team Academy : un département spécial dédié à l'entrepreneuriat au sein de l'Université finlandaise polytechnique de Jyväskylä. TeamFactory est l’une des unités créées par des passionnés de l’expérience finlandaise. TeamFactory est aujourd'hui présente à Paris, et en réseau avec d’autres unités récemment créées à Angers et Strasbourg, Bilbao, Londres, Essen, Amsterdam et en Slovénie.

A Team Academy, il n'y pas d'enseignants, mais des coachs, pas de programme53bf9d78770da23fab4c813a93a97e7f.jpg mais un contrat d'apprentissage, pas d'amphi mais des bureaux et des salles de réunions, pas d'étudiants mais des "apprenants" réunis au sein d'équipe d'entrepreneurs (team entrepreneur).

Une pédagogie unique : pas de cours, mais, comme point de départ, essentiellement des missions réelles auprès de clients, travaillées par le dialogue en équipe, soutenues par la lecture, guidées par les coachs et renforcées par l’envie d’apprendre pour soi et avec les autres.

Les deux éléments principaux qui fondent la méthode pédagogique sont :
1) l'apprentissage par l'action ou « l’expérimentation active (learning-by-doing)
2) l'équipe apprenante (team learning).

Au centre du dispositif se trouve l'apprenant, membre d'une équipe d'entrepreneurs, qui agit en totale responsabilité et liberté sur son propre parcours d'apprentissage. Ce parcours est construit et mis en œuvre au profit d'un projet commun. Ce projet, véritable challenge, se déroule au sein de l'équipe d'entrepreneurs structurée comme une micro-entreprise. Tout au niveau du projet est réel : la mise en responsabilité est réelle, l'intervention de l'équipe auprès du client est réelle, la facturation est réelle… Chaque étape du projet, chaque difficulté rencontrée est l'occasion d'un apprentissage, d'un approfondissement, d'un échange. Chaque initiative, chaque idée doit être testée et enrichie par le groupe.

Site : Team Factory

Savoirs pour tous:

« Savoirs pour tous » est un réseau de lieux de formation en plein développement proposant une individualisation totale des parcours de formation. Tout comme pour Team Factory la base de départ se fonde sur l’engagement de l’apprenant formalisé dans un contrat.

Que ce soit pour revoir les bases de la comptabilité en 3 semaines ou s’initier au marketing en utilisant son « DIF » (Droit Individuel à la Formation) c’est l’apprenant qui va, en fonction de ses objectifs professionnels et personnels, construire son parcours et aussie955b0d03c31ba7a85d58131e9638aa9.jpg son emploi du temps en fonction de ses contraintes.
Les possibilités sont nombreuses et les parcours se construisent au sein d’une des 13 thématiques ou en combinant plusieurs d’entre elles :
Secrétariat Bureautique, Comptabilité Gestion Finance, Langues étrangères, Management, Développement Personnel, Commerce Vente, Marketing, Formations spéciales Agence de Voyage, Stratégie et création d’entreprise, Informatique, Finance Banque, Qualité, Consolidation des connaissances scolaires.
Le parcours pédagogique repose sur l’utilisation de ressources en ligne au sein d’une grande salle « open space » ainsi que sur un accompagnement personnalisé par une équipe de tuteurs dont l’un sera le référent pour le parcours de formation.
Pour chacun des objectifs que l’apprenant se fixe, un formateur/tuteur propose les supports pédagogiques les plus pertinents et conçoit des exercices adaptés au contexte et au style d’apprentissage de chacun.
Le contexte « open Space » favorise aussi les échanges et l’entre aide entre apprenants.

Site : Savoirs pour tous

21.04.2008

Pourquoi développer la formation informelle ?

Voici la suite du premier post sur "l'apprenance" (aussi paru ici):

Pourquoi développer la formation informelle ?

Les nouveautés technologiques se succèdent à un rythme toujours plus rapide. De nouveaux usages apparaissent. Notre capacité à apprendre est mise à rude épreuve.

La Formation tout au long de la Vie », qui résonnait encore il y a quelques années comme un slogan, est en passe de devenir une réalité pour beaucoup d’entre nous, et sous des modalités différentes peut-être de celles attendues...

Notre capacité à apprendre est mise à rude épreuve…

Lorsque la radio est apparue, il a fallut 38 ans pour atteindre 50 millions d’usagers, avec la « bonne vieille » télévision les 50 millions ont été atteints en 13 ans, pour l’ordinateur personnel (le PC) le même nombre a été atteint en 4 ans. Pour le téléphone portable, Google, Facebook et le Web 2.0 les rythmes d’adoption sont plutôt de l’ordre de l’année…

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Et très certainement, en 2008 nous serons confrontés à des innovations toujours plus nombreuses qui viendront challenger notre capacité à modifier nos pratiques, à découvrir de nouveaux outils, à apprendre plus, plus souvent et plus vite.

Si notre capacité à apprendre est mise à rude épreuve, nos modèles de formation formelle, paraissent en regard dépassés, voire désuets, pour relever le challenge d’apprendre plus, plus souvent, plus vite et à tout âge.

Nous l’avons vu la formation formelle, dans notre post prédédent, la formation formelle trouve sa justification sur une transmission de savoirs de base en masse, sur un mode passif. Cette approche rigide par définition ne nous incitait pas à apprendre par nous-mêmes, à découvrir, à expérimenter !


Vers un modèle plus riche et plus actif

Au delà de la motivation pour appréhender des connaissances sur des modes de plus en plus informels, il nous faut être actifs, être acteurs.

C’est donc avec un modèle beaucoup plus riche et souple à la fois que nous pourrons faire face aux nouveaux challenges qui nous font face.

Ce modèle doit privilégier l’expérimentation, le fait « d’apprendre en faisant » (action learning), le e-learning, le mobile-learning, le micro-learning, le social learning, la formation informelle… en résumé les dispositifs multiples et les occasions d’apprendre.

L’accélération des évolutions technologiques et sociologiques associées nous placent dans une connaissance à la fois dynamique et pratique.

Le challenge de l’ « Alphanétisation » est conséquent. Encore un néologisme ! celui-ci traduit le fait qu’une partie importante de la population, les « analphanets » se retrouvent incapables d’une part de s’exprimer et d’apprendre en toute autonomie avec les nouveaux outils et d’autre part de comprendre les enjeux et les implications professionnelles et personnelles des évolutions technologiques et sociologiques.

Aujourd’hui, il apparaît que les institutions de la formation conçues pour la transmission de connaissances statiques en mode passif sont dépassées !

Il nous faut passer désormais à l’apprenance

Il faut passer à une approche centrée sur l’apprenant, active, informelle, évolutive, pratique. De la formation, il faut passer à l’Apprenance. Je résumerai ce concept en le comparant à l’apprentissage. Si l’apprentissage c’est l’acquisition de savoir-faire, l’Apprenance c’est :

• une démarche individuelle : une attitude, un comportement individuel par rapport au savoir qui va favoriser l’acte d’apprendre. Cette attitude est celle de l’anticipation, de l’ouverture, de l’humilité et de la motivation qui va permettre de s’adapter aux évolutions incessantes de notre environnement (technologies, globalisation).

• Une démarche collective : portée par le contexte social, environnemental et culturel qui favorise ou non le fait d’apprendre en continu de manière informelle et expérimentale, individuellement mais aussi et surtout à plusieurs et en communautés.

Freins et opportunités pour développer l’apprenance

Si l’apprenance est nécessaire pour aujourd’hui et demain, les institutions de la formation, notre héritage culturel d’hier, représentent de plus en un frein dans nos sociétés occidentales, en particulier latines.

Il n’en est pas de même partout dans le monde. Comme avec le téléphone, certains pays émergents sont passés directement au sans fil car ils n’avaient pas les infrastructures filaires. Ces mêmes pays passent à l’apprenance rapidement car ils sont moins gênés par l’inertie de leurs institutions en place et par une culture de la passivité, de la prise en charge et de la déresponsabilisation.

3a3d2cea0bbdbacd9407133361386960.jpgEn reprenant la métaphore initiale, il faut, aujourd’hui, le plus vite possible favoriser l’usage des vélos en complément des bus. Il faut être capable d’enfourcher son vélo et de partir sur les chemins de l’apprenance. Encore faut-il entreprendre cette démarche à plusieurs pour disposer d’un phénomène d’entraînement.

A ce titre, les nouvelles facilités technologiques vont accélerer cette transition vers l’apprenance : e-learning, micro-learning, m-learning, social learning, action-learning et bientôt le virtual learning (apprendre en 3D dans les mondes virtuels), en multipliant les modalités, les temps et les contextes où tous nous pouvons apprendre, souvent les uns des autres.

Il faut le reconnaître, nous avons désormais à apprendre l’apprenance.

 

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